Elvire Brugne Digitale Blonde

Stratégie Webmarketing

Archive dans 2012

Le portage salarial pour vous aider à vous lancer dans la création d’entreprise

Dans mon article précédent, j’expliquais que quand on était au chômage, il pouvait parfois s’avérer judicieux de créer son propre job et Pôle Emploi propose justement des aides à la création d’entreprise.

 

Cependant, avant de se lancer bille en tête avec son idée, il vaut parfois mieux se laisser un peu de temps afin de tester son activité, de sonder le marché, d’ajuster son positionnement et surtout de trouver des clients.

 

C’est dans cette optique que je me suis tournée vers le portage salarial.

 

Le portage salarial en quelques mots :

Vous avez une activité de service et vendez des prestations intellectuelles : par exemple vous êtes consultant, salarié en CDI dans une entreprise de conseil. Vous avez envie de donner des cours de management à des étudiants et avec besoin d’un statut express qui vous permette de déclarer cette activité en plus de votre salaire habituel versé par votre entreprise.

Le portage salarial est une solution simple et rapide pour vous : vous devenez alors « porté » c’est à dire que vous êtes salarié de l’entreprise de portage salarial, vous lui déclarez le montant de vos prestations et à la fin du mois elle vous envoie votre bulletin de paie, comme n’importe quel autre salarié, avec l’ensemble des charges déduites.

L’entreprise de portage salarial s’occupe de toutes les démarches administratives, édite les bulletin de paie, facture vos clients et relance en cas d’impayé. Dans certain cas, elle peut même vous faire une avance sur paiement en cas de délai.

En contre partie, la société de portage prélève un pourcentage de votre salaire, environ 10% pour les frais de gestion et services.

 

Quand vous êtes au chômage, le portage peut aider dans une phase de test

Personnellement, je me suis rapprochée de  Portability. que je connaissais de réputation, utilisé par une amie.

J’ai rapidement trouvé des clients pour mon activité de community manager et de rédactrice web, et comme j’avais très peur de me retrouver à faire des démarches administratives pour me lancer en freelance, sans savoir si cela était pérenne, j’ai préféré être portée par Portability.

Cela m’a permis pendant plusieurs moi de cumuler mes allocations chômage et un salaire.

 

Etre en activité et au chômage : la déclaration

En fin de mois, on doit s’actualiser. Si l’on a travaillé pendant le mois, mais que l’on continue à être demandeur d’emploi, il suffit de prendre son bulletin de paie, de reporter le nombre d’heures et le salaire et c’est parti.

Si le salaire est inférieur au montant des allocations, alors un complément vous sera versé par Pôle Emploi

Si le salaire est supérieur, vous ne recevrez pas d’allocations, ce qui paraît logique.

Dans tous les cas, Pôle Emploi fait un savant calcul pour vous recréditer en fin de droit un nombre de jour équivalent aux nombres d’heures travaillées dans le mois.

 

Du coup, même si vous travaillez peu ou pas, vous avez toujours un salaire à la fin du moins versé par Pôle Emploi, ce qui est confortable intellectuellement.

 

Bilan du portage

J’ai donc été portée pendant quelques mois, ce qui m’a permis de démarrer mon activité en douceur sans me prendre la tête avec la paperasse et tout en gardant mon statut de demandeur d’emploi.

Le portage apporte de la souplesse et permet d’être autonome et Portability m’a apporté beaucoup de conseils, ce qui est un plus.

Par contre, le point noir est clairement le bulletin de paie : si vous vendez une prestation 200€, la société de portage va facturer votre client 200€ mais vous allez au final recevoir un bulletin de paie de seulement environ 100€. Comptez donc que chaque prestation vous rapportera moitié moins que ce que vous la vendez…

C’est donc une situation acceptable pour un démarrage, mais qui devient frustrante à la longue.

 

Comme mon activité se pérennise, j’ai donc choisi de bénéficier de toutes les aides de Pôle Emploi pour devenir auto-entrepreneur et enfin avoir un revenu digne de ce nom, reflétant mon activité, ce que je vous raconterai dans un prochain article !

Créer son entreprise de service en étant au chômage : je dis oui !

pole_emploi-fr.jpgQuand on est au chômage, le but du jeu, c’est évidemment de retrouver un travail, et rapidement. Pourtant, vu le nombre de chômeurs en France, qui est de 3,1 millions en octobre 2012, ce qui représente une augmentation de 10,6% sur un an, on se doute que ce n’est pas qu’une question d’envie : pas de poste disponible, peu d’offres, trop de candidats, la lutte est rude sur le marché de l’emploi.

Du coup, une opportunité intéressante peut être de créer son propre job. Encore faut-il pouvoir le faire, mais quand on est dans les services, que l’on n’a « que » du conseil, de l’accompagnement, des prestations intellectuelles à vendre, c’est bien plus facile que lorsqu’on veut se lancer dans la restauration ou le commerce par exemple.

 

Pourquoi créer son entreprise de service quand on est au chômage?

Parce qu’on a le temps de le faire, ce qui n’est souvent pas possible lorsqu’on a déjà une activité professionnelle. Or pour se lancer dans la création d’entreprise, il faut réaliser une étude approfondie, ce qui demande du temps.

De plus, on peut se lancer dans ce projet sans redouter de se retrouver sans argent : en effet, il faut savoir que Pôle-Emploi encourage cette démarche et la considère comme recherche active d’emploi. Cela implique alors que tous les droits acquis sont maintenus pendant toute la préparation du projet et même pendant les premiers mois d’existence de l’entreprise : les allocations continueront de vous être versées pendant tout cette période.

Par ailleurs, vous conservez votre couverture sociale en tant que demandeur d’emploi, ce qui est également un confort supplémentaire.

 

Devenir consultant, pourquoi pas?

Il faut savoir que Pôle-Emploi propose des formations pour vous mettre le pied à l’étrier si jamais vous souhaitez devenir consultant. Les objectifs de cette formation sont de vous permettre de prendre la décision de tester une installation comme consultant, de comprendre les différentes options juridiques, d’adopter une méthodologie afin de franchir les étapes et de repérer les points de vigilances.

 

Ne pas rester tout seul… et gagner en indépendance !

Au chômage, on a un suivi plus ou moins régulier du conseiller Pôle-Emploi et on peut très vite se retrouver seul face à ses idées, qui peuvent être plus ou moins bonnes. Dans tous les cas, il faut savoir tirer parti de ce qu’on nous propose : si Pôle-Emploi propose des formations, il faut y aller. Si Pôle-Emploi propose de nous mettre en relations avec des organismes qui peuvent nous accompagner, il faut dire oui ! Car plus on a d’info, mieux on sera en mesure de déterminer la bonne direction à prendre et puis surtout : on est indépendant.

On a le droit de dire qu’on ne peut pas s’improviser chef d’entreprise du jour au lendemain, on a le droit de prendre le temps de la réflexion, mais il faut bien admettre qu’on nous pousse à répondre à des offres d’emploi qui ne correspondent pas toujours à notre profil, histoire de justifier l’action des conseillers. Du coup, on est sous le joug de la contrainte, on doit se justifier ce qui n’est pas toujours facile à vivre.

Le fait de se positionner comme étant en création d’entreprise permet qu’on vous lâche un peu les basques, vous gagnez en autonomie et surtout en confort puisque c’est vous qui prenez les rênes.

 

The Big Boss

Bref, tout cela pour dire que plutôt que de tourner en rond à ne pas trouver d’employeur, autant devenir son propre patron, car même si cela ne marche pas, c’est une excellente expérience que l’on pourra valoriser sans problème sur un CV si l’on souhaite redevenir salarié.

Interview Roni Bepari : comment la compétition positive mène aux réseaux sociaux communautaires

Toujours à la recherche du mystère qui entoure le fait que des femmes et hommes sautent le pas pour créer leur entreprise, j’ai interviewé Roni Bepari, qui a élevé le sens de la compétition positive au rang de philopsophie.

 

557581_10150824807415056_194389598_n.jpgBonjour Roni, peux-tu nous parler un peu de toi?

Je m’appelle Roni Bepari, j’ai 24 ans, je suis originaire du Bangladesh, et aujourd’hui je suis à la tête de la start-up MyLovelyCommunity.

 

Je crois savoir que tu as eu une adolescence très singulière, tu peux nous en parler?

En fait je suis Geek depuis l’âge de 10 ans… j’ai commencé avec les jeux vidéos traditionnels comme Zelda ou Mario et en parallèle mes parents m’ont appris à jouer aux échecs, ce qui m’a donné le goût de la compétition et de la stratégie tout en essayant toujours de comprendre mes défaites. Du coup, je suis un très bon perdant !

 

Et ce goût pour la compétition, tu as pu le canaliser comment?

Vers 15 ans, j’ai intégré l’Equipe de France de Warcraft 3, à 17 ans, j’en étais capitaine et à 18, son manager. Nous étions 12ème mondial quand j’ai eu 19 ans. Faire partie de cette aventure a développé mon envie de dépassement de soi, de compétition saine et positive pour apprendre à me surpasser.

 

Et au niveau de ta scolarité, ça se passait comment?

Ce n’était pas simple, parce qu’il paraissait difficile à l’époque de gagner sa vie en jouant aux jeux vidéos. Je vivais chez mes parents avec une éducation très stricte et ils ont voulu que je fasse médecine, ce qui ne me convenait pas du tout, mais j’ai fait ce qu’ils voulaient et ça a été un fiasco. Voyant cet échec, mes parents m’ont accordé de faire ce que je voulais. Je me suis donc inscrit à la fac, puis à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Au début, j’étais sceptique, je ne pensais pas que les cours de l’ESC allaient me plaire et je restais en retrait. Puis au fur et à mesure, j’ai trouvé que c’était vraiment génial et je me suis installé au premier rang.

 

C’est là que tu as développé ton réseau?

Exactement. Je suis devenu l’opposé du Geek Gamer que j’étais, je suis devenu quelqu’un de très sociable ! Pour la première fois, les gens venaient me voir pour me connaître, ce qui n’était pas le cas dans le passé. En plus, je lisais en parallèle des livres de développement personnel pour mieux me comprendre. Développer son réseau, c’est être au bon moment, au bon endroit, ce n’est pas une question de chance. D’ailleurs Pasteur disait que « la chance sourit aux esprits préparés », il faut la travailler.

 

Et c’est en travaillant le développement personnel que tu as eu envie de créer ton entreprise?

Cela m’a donné plus d’énergie. Je me suis alors acheté un cahier vierge et j’ai noté toutes les idées de projets qui me passaient par la tête. D’ailleurs en fin de 3ème année, j’ai eu de belles propositions de job, mais je ne voulais pas rester coincé dans une carrière dans la finance. Du coup j’ai choisi de travailler pour Billionaire Bay, une petite structure qui m’a permis de toucher à tout,  et donc d’avoir une vision globale des métiers de l’entreprise. J’y ai travaillé pendant 10 mois, jusqu’en janvier 2012, mais j’avais en amont commencé à travailler les soirs et les week-ends sur mon projet de réseau social communautaire.

 

Et c’est là que tu t’es lancé?

Oui, à partir de février 2012, j’ai fait quatre Start-Up Week-End, afin de rencontrer un maximum de gens toujours dans l’optique réseau et surtout pour confronter mes idées, leur présenter le projet et attendre leurs critiques afin de faire évoluer mes idées et prendre le meilleur. MyLovelyCommunity s’est concrétisé avec les développeurs quand on a attaqué le cahier des charges, puis le développement. On a eu une grosse phase de recrutement en suivant, puis de formation au niveau community management, SEO etc. Et on a également préparé un dossier pour intégrer l’incubateur de l’ESC.

 

Peux-tu nous dévoiler maintenant ce qu’est MyLovelyCommunity?

Le but de MyLovelyCommunity est d’apporter un réseau social pour tous : on a besoin de se retrouver avec des personnes qui nous ressemblent, qui partagent une même passion, ethnie ou religion. MyLovelyCommunity est une plateforme de réseaux sociaux créés autour de centres intérêts communs, car finalement, on parle le mieux de ce que l’on aime. Aujourd’hui, ce qui répond à la demande, ce sont les forums, sous une forme encore peu adaptée aux besoins de créer du lien, ou encore les blogs mais le dialogue est plus unilatéral. Facebook est un réseau trop large, ne répondant pas à la problématique de centre d’intérêts particuliers.

Aujourd’hui, nous avons intégré la pépinière de l’ESC, ce qui nous permet de nous former et de créer notre entreprise avec l’aide de professionnels bienveillants, ce qui est super rassurant. En novembre nous lançons la version béta fermée, et en parallèle, je bosse avec des coachs sur le business plan afin de lever des fonds pour pouvoir ouvrir les premiers réseaux sociaux communautaires en janvier 2013.

 

Pour finir, si c’était à refaire…

Je referai pareil ! Et j’ai déjà d’autres projets en tête. Dans la vie on a des rêves et je pense qu’il faut s’y accrocher et vouloir les réaliser.

 

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Longue vie à l’équipe de MyLovelyCommunity et à ses réseaux sociaux communautaires !

Merci Roni pour cette leçon de vie ! Je note que travailler son développement personnel, pratiquer la saine compétiition et toujours apprendre de ses échecs permet d’atteindre ses objectifs et en l’occurence à créer son entreprise. Bon, peut-e^tre que la prochaine interview nous apprendra autre chose !

Fidall : Comment Yann Casanova à la caisse d’un supermarché a l’idée de son entreprise

  Qu’est-ce qui pousse un individu à sauter le pas pour se mettre à son compte, créer son entreprise, développer son business ? Est-ce pour pallier le manque d’offres d’emplois, par un esprit d’entreprise ultra-développé, par opportunité ? 

Pour percer ce mystère, je vais interviewer des femmes et hommes de tout profil, ayant tous développé leur projet et après Gregory Descamps, freelance, voici l’interview de Yann Casanova, Président de Fidall.

 

 

Yann-Casanova-.jpg

Bonjour, Yann, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?
Je m’appelle Yann Casanova et suis le Fondateur de Fidall, une startup qui vient de fêter ses 2 ans.

 

Alors racontez-nous comment vous est venue l’envie de créer votre entreprise, d’où vous est venue cette idée?
Il s’agit en fait d’une expérience personnelle mais partagée par des millions de Français au moins une fois : Se retrouver en caisse d’un magasin pour s’entendre dire par le/la caissier/e « Avez vous la carte de fidélité? » et devoir lui répondre « Oui, mais pas sur moi »
De plus, il m’était arrivé à peu près à la même période de remplir un formulaire papier d’adhésion à une nouvelle carte et devoir attendre plusieurs semaines avant de recevoir par la poste le fameux bout de plastique.
Je me suis donc dit qu’il devait être possible de simplifier les process d’adhésion et de dématérialisation de ces cartes de fidélité grâce au mobile.
C’est comme cela que quelques mois plus tard, l’application mobile gratuite Fidall a vu le jour dans l’App Store dans sa première version, dès Juillet 2010.

 

Mais du coup vous avez tout quitté pour vous lancer dans cette aventure tout seul? Comment ça s’est passé les premiers temps?

A cette période, je faisais des missions comme consultant et quand j’ai eu cette idée, n’étant pas développeur, j’ai tout d’abord cherché un partenaire technologique. Je connaissais une agence qui faisait du développement, et qui m’a rassuré sur le fait que c’était faisable, et nous nous sommes du coup associés pour monter le projet, eux se chargeant de toute la partie technique et moi du développement et du marketing.

Au niveau personnel évidemment, je me suis complètement engagé, ce qui implique de gros efforts avec des semaines très chargées, mais bon, ça me parait normal compte tenu du résultat attendu… qui ne s’est pas fait attendre ! A peine 5 semaines après le lancement sur l’App Store, sans budget marketing, on a fait plus de 80 000 téléchargements.
Et sinon tout petit déjà vous aviez envie de créer, d’être chef d’enterprise?
Je ne sais pas si ma volonté de créer une entreprise est aussi lointaine, mais il est vrai qu’avant de me lancer, cela faisait un moment que je songeais à créer ma propre entreprise. Après une formation dans une école de commerce (ISG), j’ai travaillé dans des grands groupes à des postes de direction Marketing et opérationnelles, mais il fallait que je trouve à la fois le bon moment mais surtout l’idée.

Aujourd’hui, où en est ce projet et de quoi s’agit-il ?icone fidall
La SARL initiale au capital de 500€ a bien grandi puisque nous avons levé 310.000€ auprès de Business Angels depuis son lancement. Fidall est maintenant une SAS qui devrait franchir bientôt le million d’utilisateurs en France.
L’application est disponible aux utilisateurs d’iPhone et des mobiles Android, elle référence des centaines de cartes de fidélité de nombreux pays et est la seule à couvrir toute la chaine de dématérialisation des cartes de fidélité :
au-delà de proposer à nos utilisateurs d’enregistrer leurs cartes de fidélité dans leurs mobiles et de retrouver les points de vente sur un plan, nous leurs permettons de consulter le solde de nombreuses cartes, d’adhérer automatiquement à des nouvelles et recevoir les bons plans correspondant aux cartes qu’il possèdent.
Nous travaillons avec de nombreuses enseignes qui utilisent notre appli comme canal supplémentaire de leur CRM, mais aussi avec des marques qui peuvent s’adresser à leurs clients finaux en s’affranchissant des contraintes distributeurs.
Etes-vous prêt à recommencer l’aventure, avec de nouvelles créations dans les tiroirs ou bien souhaitez-vous en rester là ?
J’avoue ne pas m’être posé la question : Fidall est sur un secteur en forte croissance et les possibilités d’évolution de notre appli actuelle sont très importantes.
De nouvelles fonctionnalités vont être proposées à nos utilisateurs dans les semaines et mois qui viennent, donc en d’autres termes, j’ai déjà pas mal de pain sur la planche pour pouvoir envisager d’autres aventures dans l’immédiat.

Merci beaucoup Yann pour cette interview !

Et la semaine prochaine, ce sera au tour d’un super nerd/geek de passer au crible de mes questions : Roni Bepari, jeune entrepreneur, bourré de talent et d’idées.

Pourquoi Gregory Descamps allie qualité de vie et développement d’applications mobiles : génèse d’une vie de freelance

Comme je vous l’avais annoncé, je cherche à comprendre ce qui pousse un individu à sauter le pas pour se mettre à son compte, créer son entreprise, développer son business. Est-ce pour pallier le manque d’offres d’emplois, par un esprit d’entreprise ultra-développé, par opportunité? 

Pour percer ce mystère, je vais interviewer des femmes et hommes de tout profil, ayant tous développé leur projet et on commence dès cette semaine avec Gregory Descamps, freelance et créateur de  l’application Ma lecture est Magique.

 

 

Bonjour Gregory, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Gregory Descamps, j’ai 39 ans, père de deux enfants, de formation ingénieur en éléctronique. J’ai travaillé dans une entreprise spécialisée dans les technologies de traitement du langage et je me suis lancé en tant que freelance il y a 18 mois.

Aujourd’hui, mon temps se décompose pour moitié dans le développement d’application sur iOS en tant que prestataire en freelance, et l’autre moitié dans le développement de mes propres applications, comme oPenGP pour iOS et pour Windows Phone 7 (norme de cryptage utilisée en entreprise) mais également comme Ma lecture est Magique pour iOS.

 

Tout petit, aviez-vous déjà cette envie de créer, d’être un meneur?

En fait j’avais surtout envie de créer, d’inventer, j’avais une véritable fascination pour le fonctionnement des machines comme la télévison, et je voulais être ingénieur, malgré mes difficultés scolaires puisque je suis dyslexique.

On ne parlait pas du tout de la dyslexie à l’époque, et j’ai été diagnostiqué tardivement mais j’ai quand même réussi dans mes études. Néanmoins, c’est peut-être à cause de cela que je ne me retrouve pas dans la catégorie des meneurs, mais plutôt des inventeurs, finalement.

 

Comment vous est venue l’idée de développer des applications mobiles en freelance?

C’est un cheminement très personnel qui m’a amené là, à savoir que cela faisait longtemps que je travaillais dans la même entreprise, et je m’y sentais terriblement impliqué, je prenais les choses très à cœur, bien plus que mes collègues ce qui  finissait par causer des soucis. Toute l’énergie que je passais au bureau, je ne la passais pas avec ma famille et cela m’a amené à remettre en question ma façon de voir ma vie au niveau professionnel mais aussi personnel. J’ai fait alors une liste avec les pour et les contre et finalement, j’ai pris la décision de m’installer en freelance afin de préserver ma vie de famille tout en essayant de trouver un équilibre professionnel.

En définitive, il est plus facile pour moi de gérer maintenant mes succès ou échecs professionnels car je ne peux les imputer à personne sauf à moi-même, ce que je n’arrivais pas à faire en entreprise et c’est vraiment gratifiant de développer mes propres projets, dans lesquels je crois dur comme fer ! Je gagne moins bien ma vie, mais cela a moins d’importance, car je vis beaucoup mieux.

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour développer Ma Lecture est Magique?

Ce sont mes enfants qui sont également dyslexiques comme moi qui ont été le point de départ de cette aventure. Je voulais leur apporter ce que je n’avais pas eu, à savoir des moyens leur permettant d’apprendre à lire tout en éprouvant du plaisir dans la lecture.  Il se trouve que l’entreprise dans laquelle je travaillais avant faisait de la reconnaissance d’écriture et j’etais responsable de la technologie embarquée.

 

J’ai une passion pour les technologies du traitement du langage comme la reconnaissance d’écriture ou de la parole, pour comprendre d’où viennent mes lacunes, et prendre une sorte de revanche, “Je suis devenu un expert dans mes lacunes.”

J’avais donc toutes les connaissances requises pour me lancer dans ce projet et j’ai voulu créer un jeu qui leur permette d’échapper à la pression des parents et transforme la lecture en un jeu ludo-éducatif, reprenant les règles des jeux vidéos pour lui donner un côté addictif, qui ne lasse pas l’enfant.

 

 

Aujourd’hui, où en est ce projet et de quoi s’agit-il ?

Suivre la lecture d’un enfant en temps réel est un défi colossal, la preuve en est que ça n’existe pas encore aujourd’hui : Ma lecture est magique est la toute première application grand public de ce genre.
C’est un défi à cause de la voix des enfants car tous les systèmes aujourd’hui sont fait pour les adultes, les enfants ne sont pas reconnus, parce qu’il est difficile d’enregistrer des enfants qui maitrisent mal la lecture, ainsi que d’accéder aux enfants dans les écoles pour les enregistrer.
Ma lecture est magique, met en oeuvre une technique «magique » dont je suis l’inventeur qui résout en partie ce problème, elle permet d’utiliser un système de reconnaissance vocale fait pour les adultes et de l’adapter aux enfants. Aujourd’hui, ça marche dans des conditions idéales.

L’application en ligne est pour moi un laboratoire d’essai gratuit qui me donne des informations très importantes pour faire progresser la technologie au-delà des conditions idéales.
Quand je serai satisfait des performances de la techno, je chercherai des partenaires pour associer cette technologie à un contenu plus élaboré, mais en veillant à ce que cela reste dans un esprit « mass market », accessible au plus grand nombre et non pas au seul bénéfice d’une élite.
 

Et si c’était à refaire ?

Je le referai, aucun regret là-dessus, c’est plutôt cette nouvelle vie professionnelle qui me convient même si financierement ce n’est pas forcémment un succès. J’ai plutôt envie de continuer comme ça, pour pouvoir vivre de mon invention dans quelques années !

 

Merci beaucoup Gregory pour cette interview !

La semaine prochaine, vous retrouverez mes échanges avec Yann Casanova, président de Fidall, pour connaître la génèse de la création de sa start-up.

Prochainement : percer le mystère de la création d’entreprise

 

cloud-startup.jpegJe suis fascinée par les personnes qui vous parlent d’un projet, y croient coûte que coûte, montent leur affaire, et 10 ans plus tard la revendent à prix fort. Ils sont de tout milieu social, de culture différente, n’ont pas le même niveau d’étude et pourtant sont animés par la même passion d’entreprendre.

 

Mais comment font-ils? Qu’est-ce qui les inspire? Sont-ils des fous ou des visionnaires?

 

Je vais essayer de mettre en lumière le processus de création en interviewant des chef d’entreprises, des développeurs, des créateurs de start-up afin qu’ils nous livrent leurs secrets.

 

Vous retrouverez ces interviews retranscrites sur ce blog dès le mois de septembre, alors soyez prêts!

 

Droit de réponse de FashionShopping au sujet des articles le concernant sur ce blog

J’ai rédigé différents articles sur ce blog concernant le site e-commerce fashionshopping.com. Aujourd’hui, les avocats de FashionShopping me demandent de publier un droit de réponse, que vous retrouverez dans son intégralité ci-dessous :

 

« A la suite des articles intitulés « FashionShopping : Je viens de recevoir une lettre de mise en demeure » et « FashionShopping a lâché ses avocats contre un plaignant », la nouvelle société exploitant le site Fashion Shopping souhaite faire part de sa position, qui est la suivante : Le site FashionShopping a fait l’objet d’un rachat par la société GWD auprès de la société Transaction World Stock (TWS) dont la liquidation judiciaire avait été déclarée par jugement du Tribunal de commerce de Bobigny le 9 mai 2012.

Dans ce cadre, seuls les contrats postérieurs au 27 septembre 2011, date du placement en redressement judiciaire, ont été rachetés. Ainsi, pour les commandes antérieures à cette date, les clients sont invités à prendre contact avec le liquidateur judiciaire, Maitre Bally, SCP Moyrand Bally, 14 rue de Lorraine, 93000 Bobigny, et ce conformément au jugement précité.

Afin d’honorer les contrats rachetés, la société GWD a déployé des efforts importants pour payer les transporteurs détenteurs de certaines commandes, pallier les difficultés de livraison et les ruptures de production héritées du précédent exploitant.

Malheureusement, au même moment, un bug informatique faisant suite à la modification de la logistique du site a bloqué la transmission de certaines des nouvelles commandes. Ce problème ayant engorgé le service client, certains consommateurs n’ont pu trouver d’interlocuteur pouvant répondre à leur réclamation.

Cette erreur informatique a été corrigée et le service client, dont l’effectif a été augmenté, est à nouveau pleinement opérationnel.

La nouvelle direction de FashionShopping a conscience du retard pris dans la préparation des commandes concernées et des inconvénients occasionnés ; elle consacre toute son énergie à diminuer au maximum cette attente afin d’instaurer une nouvelle relation de confiance avec sa clientèle.

Pour ce faire, la société GWD invite ses clients à joindre le service de réclamation suivant : serviceclient@fashionshopping.com / Tél : 0825 825 004.

En aucun cas, cette situation malheureuse, temporaire et indépendante de la volonté des nouveaux dirigeants, ne peut être assimilée à une démarche d’arnaque ou de vol. »

FashionShopping a lâché ses avocats contre un plaignant

J’ai eu un jour le malheur de commander chez FashionShopping en 2011 comme je l’ai raconté ici.

Depuis vous avez été près d’une centaine à avoir laissé des commentaires sur ce blog ou à m’avoir envoyé des mails pour me raconter avoir vécu la même chose.

Depuis, FashionShopping a changé de main et j’ai eu la chance de m’entrenenir avec le repreneur, William Illouz, qui m’a assuré que tout était revenu dans l’ordre, et que désormais toutes les commandes étaient honorées.

Las, un article que j’avais écris sur les procédures pour récupérer son argent en cas de litige avec un e-commerçant a fortement déplu.

Du coup, FashionShopping m‘a envoyé ses avocats pour que je retire ledit article et je me suis executée. J’ai déjà perdu de l’argent, je ne tiens pas à en perdre d’avantage.

 

Attention, on m’a demandé également de retirer les commentaires qui pourraient porter préjudice à FashionShopping comme étant des supposés propos difamatoires.

 

Comme je suis dans le colimateur des avocats, je vous charge donc de modérer de vous même vos propos en par exemple jouant au jeu du Taboo, vous savez, le jeu des mots interdits : il ne faut donc pas dire Arnaque et Fashionshopping dans la même phrase, etc, je vous laisse la jugeote de compléter la liste de vous-même.

 

Voilà!

 

FashionShopping : je viens de recevoir une mise en demeure

Pour ceux qui suivent ce blog concernant Fashion Shopping, sachez que je viens de recevoir une mise en demeure par mail de retirer sous trois jours l’article : Arnaque FashionShopping : les procédures pour recouvrer votre argent ( article désormais supprimé) et les commentaires assortis.

Pour preuve, voici le mail reçu.

 

Nous vous écrivons en notre qualité de conseil de la société FASHION SHOPPING – GWD, dont le siège social est situé 59 avenue Victor Hugo 75116 Paris, France.

Notre cliente nous a communiqué plusieurs courriers électroniques échangés avec vous ayant pour objet divers contenus diffusés sur votre blog accessible à l’adresse www.digitaleblonde.com, et notamment un article rédigé par vos soins intitulé « Arnaque FashionShopping : Les Procédures pour recouvrer votre argent »  publié le 12 mai 2012.

D’une part, vous présentez le site Fashion Shopping comme « une arnaque » en affirmant que les commandes réalisées par ce biais ne seraient que très rarement honorées et qu’en toute hypothèse, les colis seraient livrés incomplets et/ou tardivement.

D’autre part, vous revendiquez votre qualité de « victime » du site Fashion Shopping et indiquez à vos lecteurs différentes actions visant à obtenir le remboursement des sommes que le site aurait « volé » à sa clientèle.

Or, comme notre cliente vous l’a indiqué, le site Fashion Shopping a fait l’objet d’un rachat effectif depuis le 9 mai 2012 et, partant, d’un changement de direction, de telle sorte qu’aucun des comportements dénoncés au sein de votre article ne peuvent, depuis cette date, lui être imputés.

En effet, ces griefs concernent la gestion de l’ancienne direction du site et notre cliente ne peut accepter l’amalgame qui ressort de la lecture de cet article, sa publication étant postérieure à la reprise du site.

Dès lors, les propos de cet article apparaissent comme diffamatoires à l’encontre du site Fashion Shopping au sens de l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

 

En effet, les imputations selon lesquelles le site serait une arnaque dont l’objectif serait de voler ses clients, portent nécessairement atteinte à la considération et à la réputation du site et de son actuel dirigeant.

Par ailleurs, nous avons également relevé à la suite de l’article litigieux, les commentaires diffamatoires suivants postés par vos lecteurs qui qualifient le site Fashion Shopping d’arnaque et d’escroquerie :

       Commentaire n°3 posté par grenier le 23/05/2012 à 18h40 ;

       Commentaire n°7 posté par nadège divouri le 24/05/2012 à 20h18 ;

       Commentaire n°8 posté par nadège divouri le 25/05/2012 à 14h02 ; 

       Commentaire n°9 posté par CELINE le 29/05/2012 à 16h03 ; 

       Commentaire n°10 posté par nadege le 29/05/2012 à 17h07 ; 

       Commentaire n°14 posté par fokwoua nguetchueng marien ludovic le 08/06/2012 à 07h36 ; 

       Commentaire n°18 posté par tortillon le 21/06/2012 à 16h02 ; 

       Commentaire n°20 posté par bertrand le 30/06/2012 à 17h25 ; 

       Commentaire n°23 posté par Philippe le 12/07/2012 à 10h25 ; 

       Commentaire n°24 posté par ASMA le 12/07/2012 à 11h29 ; 

       Commentaire n°29 posté par sandra le 25/07/2012 à 11h06 ; 

       Commentaire n°33 posté par MissLancel il y a 4 jours à 14h19.

Par ce biais, certaines allégations diffamatoires sont diffusées, ce qui porte atteinte à la réputation de notre cliente.

 

C’est pourquoi, au vu des éléments qui précèdent, nous sommes contraints de vous mettre en demeure, dans un délai de trois (3) jours calendaires à compter de la réception de la présente :

Ø  de supprimer l’intégralité de l’article intitulé « Arnaque FashionShopping : Les Procédures pour recouvrer votre argent », publié le 12 mai 2012 sur votre blog www.digitaleblonde.com;

Ø  de supprimer l’ensemble des commentaires ci-dessus référencés et publiés sur votre blog www.digitaleblonde.com.

 

À défaut de réponse satisfaisante de votre part dans le délai imparti, nous avons instruction de saisir les tribunaux compétents.

Nous concevons que vous souhaiterez tout autant que nous éviter cette issue.

Nous précisons que vous pouvez nous faire répondre par celui de nos confrères que vous choisirez pour assurer la défense de vos intérêts.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de nos sentiments distingués.

 

Vincent VARET                          Anne-Laure MOYA-PLANA

Avocat à la Cour                         Avocat à la Cour

 

 

 

A dans 3 jours!

Radio-Londres.fr : Lvir exporte son [Humeur Blonde]

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J’ai le plaisir de collaborer à un nouveau magazine de société, sorti le 1er juillet et dont vous avez certainement entendu parler. Il s’agit de http://www.radio-londres.fr, qui a fait parler de lui grâce au Twitter @RadioLondres12 que des milliers de personnes ont suivi pendant la présidentielle et les législatives 2012, grâces à ses twitts politiquement incorrects et à sa diffusion des résultats avant l’heure.

 

Si vous avez aimé suivre l’actualité poilitique de @RadioLondres12, vous allez adorer son magazine de société, qui décortique avec impertinence les faits et gestes de nos hommes et femmes politiques, mais également qui offre un nouveau regard sur l’actualité économique, technologique, sportive, musicale et j’en passe.

 

Bref, si vous aimez le décalé, vous pourrez retrouver mes [Humeurs Blondes] sur Radio-Londres.fr !