Elvire Brugne Digitale Blonde

Stratégie Webmarketing

Archive dans avril 2012

24h sans aller sur les réseaux sociaux: déjouer la e-dépendance

 

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Je me suis lancée un défi : rester 1 journée complète sans aller sur les réseaux sociaux. Le constat de départ était qu’ils faisaient désormais intégralement partie de notre quotidien, mais je n’avais pas d’idée de l’ampleur de leur intégration. Que faisons-nous sur les réseaux? Lesquels utilisons-nous? A quoi nous servent-ils? Sont-ils vraiment utiles?

J’ai donc essayé de répondre à ces questions en me coupant de leurs services, et ainsi réveler si oui ou non j’ai une vraie dépendance.

 

 

 

Au réveil : je redécouvre la fonction téléphone

Et oui! Finalement mon iPhone ne me sert pratiquement pas à téléphoner. Alors si je dois me couper des réseaux sociaux, cela induit que le prolongement de mon bras gauche redevient un simple récéptacle des borborygmes familiers de mon entourage. Je m’autorise la correspondance sous SMS, à grand renfort de « kikoolol » que je dois le plus souvent prononcer à haute voix pour en faciliter le décryptage.

Et avant toute chose, mon téléphone me sert de réveil. Driiiiing!

 

Le bûcher des vanités : On oublie les mesureurs de notoriété

C’est généralement les yeux encore à moitié ouverts, au moment où le téléphone sonne pour me réveiller, que je consulte à la lueur de l’écran les tous derniers relevés de mes egomètres. Ce matin, je me retrouve donc à m’interdire de :

  • Aller sur mon application overblog qui me fournit mon blog rank en fonction des statistiques de la veille. Je ne saurai donc pas si des visiteurs sont venus, s’ils ont commenté, si je suis célèbre, etc. Et bien je vous assure que cela m’ennuie profondément. Mon blog, c’est le reflet de mon travail donc de ma notoriété, et j’ai besoin de savoir si j’assure. Et de me rassurer aussi.
  • Je ne vais pas non plus aller sur Klout, qui flatte largement mon ego en me disant encore hier que j’étais une « Spécialiste ». Klout nous file des points en fonction d’un algorythme incompréhensible qui fluctue en fonction de nos activités sur Twitter, Facebook, blogs, réseaux pros, etc… Depuis quelques mois mon Klout est relativement stable et je pense que pour passer au niveau au-dessus je vais ramer sévère. Bref, ce matin, pas de Klout, mais je prédis qu’il est toujours autour de 53, donc pas de quoi paniquer.
  • Interdiction d’aller sur Youseemii, un autre mesureur de présence sur le web. A priori plus complet que Klout, car il semble prendre en compte plus de réseaux, mais je l’aime moins celui-là, parce qu’il me propose un score « raz les paquerettes », ce qui est hyper vexant. Je suis contente de ne pas aller y jeter un oeil ce matin.

Conclusion : sans les egomètres, je me sens mieux pour attaquer ma journée. Vu qu’ils donnent des scores sur notre visibilité et notre notoriété, ils sont anxiogènes, du moins pour moi.

 

L’accès à l’information

C’est au moment de prendre mon thé que je me rends compte que l’accès à l’information est considérablement restreint sans l’utilisation des réseaux sociaux.

  • Sans Twitter, je me sens perdue : comment vais-je connaître les dernières actualités de mes centres d’intérêts? Je me doute qu’en 24h, je ne vais pas perdre grand chose, d’autant plus que généralement une news capitale est relayée pendant 1 semaine après sa première diffusion par l’ensemble des twittos. Néanmoins, je me sens déjà has been. Et j’ai l’impression de ne rien avoir à faire.
  • Pas de possibilité non plus d’aller sur Facebook, ce qui me coupe de la quasi totalité de mes amis. Et sur Facebook, j’ai peu d’amis : ayant une flemme considérable de trier les vrais amis des connaissances professionnelles, je me contente d’accepter sur Facebook uniquement mes proches. J’arrive à classer les autres dans la catégorie « connaissances », mais ils sont très peu nombreux et je ne vais pas voir leur timeline. Donc aujourd’hui, je me coupe de mes intimes.
  • Comme je stoppe Facebook, j’arrête également l’application Messenger, le tchat de Facebook. Ca commence à devenir compliqué, je me sens vraiment loin de tout !
  • Et je ne peux évidemment pas me rendre sur Hellocoton, l’agrégateur de blogs féminins, voir si j’ai de nouvelles copines avec qui partager mes moments de solitude webienne.

Conclusion: Je commence à me sentir vraiment frustrée ! Pour me racrocher à la réalité, je tourne le bouton de la radio, c’est déjà ça, mais je réalise que c’est loin de me satisfaire. J’ai besoin d’avoir des informations communautarisées de type travail/passions/amis et que l’information généraliste ne me suffit pas.

En plus de ça, je me rends compte que les réseaux sont tellement faciles à utiliser qu’en un seul coup d’oeil on a accès à une masse d’info sans avoir besoin de faire l’effort de la chercher ou sans avoir besoin de passer un coup de fil à un ami pour voir s’il va bien.

C’est en écrivant ces derniers mots que je prends conscience que je téléphone de moins en moins souvent à mes proches, conséquence directe de Facebook et de Messenger. Ce qui finalement est mieux pour moi, car j’ai horreur de l’intrusion chez les gens.

Le téléphone portable fait qu’on est accessible partout et tout le temps, mais du même coup limite l’intimité, ce qui me gêne. Désormais, je peux écrire un petit mot à mes amis sans les déranger pour autant car ils ne sont pas forcés de me répondre dans l’instant.

 

Du coup, pas de curation!

Avec un accès restreint à l’information, pas de moyen de curer :

  • Généralement, je commence sur mon iPhone à partir de Twitter à enregistrer des articles interessants sur Read-it-Later, afin de les conserver pour plus tard et voir si cela vaut le coup de les partager ou non. Aujourd’hui c’est rapé!
  • Du coup je ne peux pas non plus aller sur Scoop-it pour alimenter les différents Topics que j’anime. Bon, bon, bon….
  • Idem concernant les Google Alertes qui remontent automatiquement dans ma boite mail, puisque au final je ne pourrai rien en faire aujourd’hui.

Conclusion: la curation fait partie de mon quotidien, à travers différents supports. Elle entretient ma relation avec mon environnement professionnel et en tant que freelance, elle m’apporte une crédibilité nécessaire. Je n’arrive pas à mesurer le temps occupé par la curation quotidienne mais sans elle, j’ai un gros trou dans mon emploi du temps.

 

Le lien professionnel peut-il être négligé?

Les réseaux professionnels purs sont également des mines d’informations qui facilitent la mise en relation et l’échange autour de thèmes précis.

  • Je ne regarderai pas les nouvelles sur LinkedIn. De toute façon, cela n’a pas beaucoup d’intérêt puisqu’en général les contributeurs se contentent d’afficher sur LinkedIn l’ensemble de leurs Tweets. Et comme je suis sur Twitter la plupart des personnes de mon réseau pro, j’ai les infos en doublon donc je consulte peu le flux des actus LinkedIn. En revanche, ce qui me manque aujourd’hui c’est de ne pouvoir regarder les nouvelles discussions de mes Groupes.
  • Je suis nouvelle sur Viadeo, et pourtant les demandes de contact pro ne manquent pas, avec plus ou moins de sérieux derrière. Pour l’instant on va dire que je constitue mon réseau Viadeo donc je ne suis pas particulièrement génée de ne pas le consulter aujourd’hui.
  • Google+: J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt de ce réseau mais aujourd’hui je pense qu’il est essentiel à la visibilité sur le moteur de recherche Google, particulièrement pour les enterprises. Donc je ne l’utilise que pour relayer mes articles, et consulte très peu le flux.  Il ne va pas me manquer aujourd’hui!

Conclusion: les réseaux pros sont très utiles pour rester connecté à son activité mais pour ma part je n’ai pas besoin de les consulter au quotidien.

 

 

Et les autres réseaux, puis-je m’en passer?

Par chance, je n’ai pas beaucoup de réseaux dans mon escarcelle. Donc ils sont facilement balayables :

  • Pinterest: j’y vais de temps à autre mais certainement pas au quotidien, donc pas de danger qu’il me manque.
  • DrawSomething: là je me prive clairement d’intéragir avec mes amis, au travers de gribouillages ludiques, c’est un peu frustrant, mais je vais m’en remettre.
  • Foursquare: je ne suis pas sortie de la journée! Je ne serai le mayor de nulle part aujourd’hui et je m’en fiche royalement.
  • Timekiwi, la timeline qui reprend l’ensemble de nos interactions sur le web… oui ça va bien, je vais m’en passer!
  • Instagram: pas de photos à partager sur Facebook ou Twitter pour une journée, ça va aller aussi.

 

Au final, comment s’est passée ma journée sans réseau social?

Frustrante au début, j’ai même dû m’y reprendre à plusieurs fois pour me débarrasser de mes réflexes habituels. Mais si on résume, c’est édifiant:

  • Sur les 19 réseaux ou outils sociaux que j’utilise quotidiennement, seuls 2 m’ont vraiment manqué : Facebook et Twitter. Facebook parce qu’il me prive des nouvelles de mes amis et de mon vrai lien social. Twitter parce qu’il m’éloigne de mes activités professionnelles.
  • La curation m’a également manquée car elle fait partie de mes petites habitudes.
  • J’ai réalisé que les mesureurs de notoriété n’ont qu’une importance très relative et ne reflètent que partiellement notre activité sur le web. Comme je l’ai dit plus haut, ils ne rassurent pas et ont tendance à devenir anxiogènes. Donc… je crois que je vais supprimer ces applications.
  • M’éloigner de mon blog a été compliqué même si je n’écris pas des articles tous les jours.
  • J’ai pu facilement me débrancher de tous les autres réseaux sociaux.

Je ne sais pas si j’aurais pu tenir plus d’une journée en continuant de me couper des réseaux mais avec cette expérience j’ai compris que je ne suis pas dépendante, et que je peux prioriser mes interactions. Me voilà rassurée!  Quelqu’un d’autre a-t-il déjà essayé?

 

Ma prochaine expérience sera de mesurer avec précision le temps passé sur les réseaux sociaux en une journée qui leur sera entièrement dédiée. Affaire à suivre!

Comment je suis devenue accro à Draw Something

draw-something-omgpop

 

 

Qui n’a pas encore succombé à cette application qui a conquis 50 millions de personnes en 2 mois? Pour ma part, c’est tout récent mais j’avoue, j’en suis vraiment dingue. Pour expliquer Draw Something, imaginez un tchat, mais en dessin, avec vos amis Facebook… mais c’est encore mieux que ça.

 

Il s’agit en vrai d’un petit jeu de Pictionnary mixé avec un Scrabble, disponible sous mobile ou tablette : on se connecte via Facebok et immédiatement on peut jouer avec – ou inviter – nos amis.

 

draw-something-iphone-01Le principe est que l’application propose 3 types de mots, uniquement en anglais, qui rapportent 1, 2 ou 3 points. Un mot qui rapporte 1 point est plus facile à faire deviner par un dessin qu’un mot à 3 points.

 

Une fois le mot choisi, on doit dessiner ce qu’il représente (et pas l’écrire, sinon ce n’est pas du jeu!) pour que notre partenaire puisse le trouver. Il doit alors piocher parmi les 12 lettres mises à sa disposition pour écrire le bon mot.

S’il trouve, le ou les points sont gagnés et il doit nous faire deviner un nouveau mot à son tour. S’il ne trouve pas, la partie est perdue et le compteur de tour est remis à zéro.

 

Car en plus de nous faire gagner des points qui nous permettent d’acheter des palettes de couleurs ou d’éliminer des lettres quand le mot est difficile, Draw Something a l’idée de compter le nombre de parties jouées avec chaque ami sans échec… ce qui rend le jeu encore plus attrayant, puisqu’on n’a pas envie de baisser les bras et que l’on veut à tout prix deviner ou faire deviner pour aller encore plus loin ! Par exemple, j’en suis à 39 tours joués avec mon cher et tendre : on a interdiction de passer!

 

Voici en gros pourquoi tout cela est addictif. Mais les réfractaires penseront que seuls les gens capables de dessiner correctement peuvent jouer. FAUX! Je suis nulle en dessin, mes amis peuvent en témoigner. Et pourtant :

  1. J’arrive à faire deviner sans trop de problème
  2. J’améliore mon niveau à force de m’entrainer (et je pars de très loin)
  3. J’améliore mon anglais également!

Mais la force de Draw Something tient aussi au fait que l’on peut jouer avec d’autres joueurs en random, c’est à dire avec des gens qui ne sont pas nos amis sur Facebook… je joue donc avec un anglais, une américaine et un australien, de parfaits inconnus, mais qui me font de magnifiques dessins et me flattent en interprétant correctement mes gribouillis.

 

Le dessin est donc un langage universel, pas de toute là-dessus.

 

Alors attention, tout le monde n’est quand même pas égal sur Draw Something. Moi je joue avec mon iPhone. Mais sur tablette, avec un stylet, après avoir acheté des palettes, certains font de vraies oeuvres d’art. Je vous laisse comparer :

 

draw-something-9-640x959

the-ugly-yikes.jpg                ou

 

Que préférez-vous? Pour vous donner une idée des merveilles, je vous invite à visiter cette page qui regroupe les plus belles création réalisées .

 

Pour la petite histoire, il faut savoir que je ne joue qu’à un seul autre jeu sur mon  iPhone, le Sudoku. Basta. Je suis donc partie réticente le télécharger sur l’ AppStore. Et puis bon, comment dire, depuis… j’ai changé d’avis ^^

 

fashionshopping.com : une arnaque dont j’ai été victime

 

Attention, du nouveau pour FashionShopping : le renouveau est là : FashionShopping : le renouveau

 

Et oui, je devrais rougir d’avoir été victime d’un site e-commerce, mais pour que cela serve aux autres, je tiens à vous raconter ma mésaventure et vous montrer que ce site est une véritable arnaque et comment j’aurais pu le savoir.

 

Attention : un article dédié aux procédures pour les victimes de fashionshopping.com est à votre disposition

 

L’affaire est simple : ce site ressemble comme deux gouttes d’eau à vente-privee.com, et propose comme son confrère des offres alléchantes d’articles de marque à des prix défiant toute concurrence. Sauf que si l’un jouit d’une réputation quasi sans faille, l’autre accumule les passifs.

 

En juillet 2011,  je me lance – sans regarder les avis des consommateurs sur le net ( je vous invite juste à taper fashionshopping sur les moteurs de recherche, c’est édifiant) , fais une razzia de petits sacs, ballerines et pulls pour un montant de 88€ et des brouettes.

 

30 jours plus tard, toujours pas de colis. Après l’avoir interrogé, le service client me renvoie un mail plutôt étonnant :

 

fs1

 

Pas de précision quant à une date éventuelle de réception de ma commande.

 

Je commence à avoir de sérieux doutes au sujet de ce site, et je renvoie au total 3 mails afin de savoir où en est ma fameuse commande.

 

Le 25 octobre 2011, enfin on me répond !

 

FS2

 

 

Je renvoie illico un mail en demandant si une annulation équivaut à un remboursement car je refuse de recevoir un avoir sur ce site.

 

Et là, contre toute attente, on me répond quasi-immédiatement que la totalité de ma commande va m’être recréditée en points qui eux même pourront ensuite être transformés en remboursement en euros.

 

Puis un dernier mail du service client de décembre 2011 :

 

FS3

 

Logiquement, j’aurais dû être remboursée en janvier dernier délai. Et toujours rien.  4 mails plus tard, je n’ai toujours aucune réponse de la part de cette entreprise au sujet du remboursement promis.

 

Je me souviens avoir mené ma petite enquête, il y avait une page facebook sur laquelle quasiment tous les statuts étaient commentés de manière systématiquement négatifs par les fans qui affirmaient s’être fait arnaquer. Aujourd’hui, cette page a été supprimée.

 

J’ai regardé du côté de la DGCCRF qui a dû recevoir une centaine de plaintes, mais le site est encore ouvert et l’entreprise poursuit ses activités.

 

Il y a également un compte twitter qui ne poste plus depuis 2011. Pourtant, on reçoit jusqu’à deux fois par jour des emailings de fashionshopping.com avec des ventes privées, déstockages et promotions.

 

 

Bref, on peut se faire arnaquer sur internet et pas que par piratage du compte bancaire. Pour éviter les sites nocifs,  une méthode infaillible en 4 points :

  1. Taper le nom du site sur un moteur de recherche et observer les résultats. Viser particulièrement les forums, les sites d’avis de consommateurs et lire les commentaires
  2. Faire attention aux faux avis : méfiance vis à vis des avis qui semblent positifs du genre : « C’est vrai, j’ai mis du temps à recevoir ma commande mais le service client s’est beaucoup amélioré et au final je suis super contente de mes articles qui sont conformes à ceux que j’ai commandés ».
  3. Evaluer les avis des consommateurs : si certains parlent de déposer plainte, alors fiez-vous à leurs commentaires et ne commandez pas.
  4. Regarder leur présence sur le net  : s’ils ont un compte twitter, facebook, google+ , un blog etc… et voir le type de publications et les commentaires associés. Attention à la modération qui peut squizzer systématiquement les commentaires négatifs. Les sites qui laissent les commentaires négatifs sont soit des kamikazes soit ils laissent le soin à leur fan de modérer automatiquement parce qu’ils savent que leur communauté les défend.

Tout ce que j’aurais dû faire avant d’aller sur ce satané site.

 

Je ne sais pas si je serai remboursée un jour, mais si au moins cet article pouvait éviter à d’autres de se faire arnaquer à leur tour, ce serait génial. Alors : RELAYEZ-LE !