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Stratégie Webmarketing

Archive dans décembre 2012

Le portage salarial pour vous aider à vous lancer dans la création d’entreprise

Dans mon article précédent, j’expliquais que quand on était au chômage, il pouvait parfois s’avérer judicieux de créer son propre job et Pôle Emploi propose justement des aides à la création d’entreprise.

 

Cependant, avant de se lancer bille en tête avec son idée, il vaut parfois mieux se laisser un peu de temps afin de tester son activité, de sonder le marché, d’ajuster son positionnement et surtout de trouver des clients.

 

C’est dans cette optique que je me suis tournée vers le portage salarial.

 

Le portage salarial en quelques mots :

Vous avez une activité de service et vendez des prestations intellectuelles : par exemple vous êtes consultant, salarié en CDI dans une entreprise de conseil. Vous avez envie de donner des cours de management à des étudiants et avec besoin d’un statut express qui vous permette de déclarer cette activité en plus de votre salaire habituel versé par votre entreprise.

Le portage salarial est une solution simple et rapide pour vous : vous devenez alors « porté » c’est à dire que vous êtes salarié de l’entreprise de portage salarial, vous lui déclarez le montant de vos prestations et à la fin du mois elle vous envoie votre bulletin de paie, comme n’importe quel autre salarié, avec l’ensemble des charges déduites.

L’entreprise de portage salarial s’occupe de toutes les démarches administratives, édite les bulletin de paie, facture vos clients et relance en cas d’impayé. Dans certain cas, elle peut même vous faire une avance sur paiement en cas de délai.

En contre partie, la société de portage prélève un pourcentage de votre salaire, environ 10% pour les frais de gestion et services.

 

Quand vous êtes au chômage, le portage peut aider dans une phase de test

Personnellement, je me suis rapprochée de  Portability. que je connaissais de réputation, utilisé par une amie.

J’ai rapidement trouvé des clients pour mon activité de community manager et de rédactrice web, et comme j’avais très peur de me retrouver à faire des démarches administratives pour me lancer en freelance, sans savoir si cela était pérenne, j’ai préféré être portée par Portability.

Cela m’a permis pendant plusieurs moi de cumuler mes allocations chômage et un salaire.

 

Etre en activité et au chômage : la déclaration

En fin de mois, on doit s’actualiser. Si l’on a travaillé pendant le mois, mais que l’on continue à être demandeur d’emploi, il suffit de prendre son bulletin de paie, de reporter le nombre d’heures et le salaire et c’est parti.

Si le salaire est inférieur au montant des allocations, alors un complément vous sera versé par Pôle Emploi

Si le salaire est supérieur, vous ne recevrez pas d’allocations, ce qui paraît logique.

Dans tous les cas, Pôle Emploi fait un savant calcul pour vous recréditer en fin de droit un nombre de jour équivalent aux nombres d’heures travaillées dans le mois.

 

Du coup, même si vous travaillez peu ou pas, vous avez toujours un salaire à la fin du moins versé par Pôle Emploi, ce qui est confortable intellectuellement.

 

Bilan du portage

J’ai donc été portée pendant quelques mois, ce qui m’a permis de démarrer mon activité en douceur sans me prendre la tête avec la paperasse et tout en gardant mon statut de demandeur d’emploi.

Le portage apporte de la souplesse et permet d’être autonome et Portability m’a apporté beaucoup de conseils, ce qui est un plus.

Par contre, le point noir est clairement le bulletin de paie : si vous vendez une prestation 200€, la société de portage va facturer votre client 200€ mais vous allez au final recevoir un bulletin de paie de seulement environ 100€. Comptez donc que chaque prestation vous rapportera moitié moins que ce que vous la vendez…

C’est donc une situation acceptable pour un démarrage, mais qui devient frustrante à la longue.

 

Comme mon activité se pérennise, j’ai donc choisi de bénéficier de toutes les aides de Pôle Emploi pour devenir auto-entrepreneur et enfin avoir un revenu digne de ce nom, reflétant mon activité, ce que je vous raconterai dans un prochain article !

Créer son entreprise de service en étant au chômage : je dis oui !

pole_emploi-fr.jpgQuand on est au chômage, le but du jeu, c’est évidemment de retrouver un travail, et rapidement. Pourtant, vu le nombre de chômeurs en France, qui est de 3,1 millions en octobre 2012, ce qui représente une augmentation de 10,6% sur un an, on se doute que ce n’est pas qu’une question d’envie : pas de poste disponible, peu d’offres, trop de candidats, la lutte est rude sur le marché de l’emploi.

Du coup, une opportunité intéressante peut être de créer son propre job. Encore faut-il pouvoir le faire, mais quand on est dans les services, que l’on n’a « que » du conseil, de l’accompagnement, des prestations intellectuelles à vendre, c’est bien plus facile que lorsqu’on veut se lancer dans la restauration ou le commerce par exemple.

 

Pourquoi créer son entreprise de service quand on est au chômage?

Parce qu’on a le temps de le faire, ce qui n’est souvent pas possible lorsqu’on a déjà une activité professionnelle. Or pour se lancer dans la création d’entreprise, il faut réaliser une étude approfondie, ce qui demande du temps.

De plus, on peut se lancer dans ce projet sans redouter de se retrouver sans argent : en effet, il faut savoir que Pôle-Emploi encourage cette démarche et la considère comme recherche active d’emploi. Cela implique alors que tous les droits acquis sont maintenus pendant toute la préparation du projet et même pendant les premiers mois d’existence de l’entreprise : les allocations continueront de vous être versées pendant tout cette période.

Par ailleurs, vous conservez votre couverture sociale en tant que demandeur d’emploi, ce qui est également un confort supplémentaire.

 

Devenir consultant, pourquoi pas?

Il faut savoir que Pôle-Emploi propose des formations pour vous mettre le pied à l’étrier si jamais vous souhaitez devenir consultant. Les objectifs de cette formation sont de vous permettre de prendre la décision de tester une installation comme consultant, de comprendre les différentes options juridiques, d’adopter une méthodologie afin de franchir les étapes et de repérer les points de vigilances.

 

Ne pas rester tout seul… et gagner en indépendance !

Au chômage, on a un suivi plus ou moins régulier du conseiller Pôle-Emploi et on peut très vite se retrouver seul face à ses idées, qui peuvent être plus ou moins bonnes. Dans tous les cas, il faut savoir tirer parti de ce qu’on nous propose : si Pôle-Emploi propose des formations, il faut y aller. Si Pôle-Emploi propose de nous mettre en relations avec des organismes qui peuvent nous accompagner, il faut dire oui ! Car plus on a d’info, mieux on sera en mesure de déterminer la bonne direction à prendre et puis surtout : on est indépendant.

On a le droit de dire qu’on ne peut pas s’improviser chef d’entreprise du jour au lendemain, on a le droit de prendre le temps de la réflexion, mais il faut bien admettre qu’on nous pousse à répondre à des offres d’emploi qui ne correspondent pas toujours à notre profil, histoire de justifier l’action des conseillers. Du coup, on est sous le joug de la contrainte, on doit se justifier ce qui n’est pas toujours facile à vivre.

Le fait de se positionner comme étant en création d’entreprise permet qu’on vous lâche un peu les basques, vous gagnez en autonomie et surtout en confort puisque c’est vous qui prenez les rênes.

 

The Big Boss

Bref, tout cela pour dire que plutôt que de tourner en rond à ne pas trouver d’employeur, autant devenir son propre patron, car même si cela ne marche pas, c’est une excellente expérience que l’on pourra valoriser sans problème sur un CV si l’on souhaite redevenir salarié.