Elvire Brugne Digitale Blonde

Stratégie Webmarketing

Archive dans mars 2013

Quand un rédacteur connait l’angoisse de la page blanche

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(Ca, c’est quand je me casse le nez sur un article… et ça fait mal ! )

On a tous à un moment de notre vie eut à rédiger un truc sans savoir par quel bout le prendre.

Voici donc l’histoire de moi-même, Lvir, rédactrice web de son état, devant rédiger un article, sur un thème assez pointu, les chaînes de vélo.

Postulat de départ : Je n’ai pas de vélo. Je n’aime pas faire du vélo. Les chaînes, c’est sale, on se met du cambouis plein les doigts, ça passe son temps à dérailler, on y accroche les bas de pantalons bref, j’aime pas les chaînes. Mais c’est le sujet de mon article.

Base de recherche : Je vais sur le moteur GG et là je vois qu’il y a précisément 8 290 000 résultats pour la requête « chaînes de vélo ». C’est le trou noir. J’ouvre benoîtement 10 fenêtres avec les articles qui me semblent pertinents, simplement au vu du titre sauf que si les rédacteurs ont bien fait leur boulot, le titre est top pour le SEO mais le contenu laisse à désirer, et c’est effectivement ce qui se passe dans 50% des cas. Je rouvre donc d’autres pages, du même acabit.

Méthodo pourrie : Je me retrouve avec un navigateur envahi d’onglets dans lesquels je ne m’y retrouve plus, que je feuillette distraitement dans l’espoir d’accrocher sur un sujet. C’est bourré de forum, de mecs qui demandent quels types de graisse utiliser, ou de vidéos, plus instructives mais non, je ne sais toujours pas comment attaquer ce fichu article.

Concentration maximum : un éclair de génie me traverse ! Les vélos, on se les fait piquer pourquoi? Parce que les chaînes de vélo.. ah non, le sujet, c’est pas les antivols; je recommence à me morfondre.

Déconcentration maximum : « Mais pourquoi je fais ce métier? Dans quelle galère je me suis foutue? Pourquoi les chaînes de vélo? Pourquoi pas la maison de Barbie, ou les chaussures pour chiens? » J’ai faim. Il me faut du thé.

Panique extrême : je suis à la bourre. J’y arriverai jamais. J’ai rien écrit, j’ai même pas le titre. Je suis trop nulle. Non, c’est les chaines de vélo qui sont nulles !

La remontée vers la lumière : j’écris le titre. Comme les autres, je vais parler de comment remonter sa chaine de vélo facilement. Oui mais moi, je vais le traiter avec humour haha…

Il y a des jours où c’est vraiment pas facile d’écrire.

Il y a des jours où il faut faire des entorses au style pour pouvoir traiter un sujet chiant difficile.

Il y a des jours où ce n’est pas en levant les yeux au ciel ou en mangeant une pomme que l’on va trouver l’inspiration.

Un jour, un smartphone s’est rebellé et… ( HAL est parmi nous)

Redacteur web 2 (Ça, c’est la tête que j’ai faite quand j’ai compris que mon smartphone m’avait volontairement joué un sale tour)

 

Oui il m’est arrivé un truc de fou : mon smartphone est intelligent, certes, on le savait. Mais en plus… il est autonome. Oui, on le savait aussi. Mais en plus du plus, il est mû par une volonté qui lui est propre. Et non, vous n’en n’avez pas des comme ça !
Mon Smartphone, c’est HAL. 

Et je vais vous le prouver derechef.

L’autre jour, j’envoie un SMS a un contact pro, un certain Patrice, histoire de le voir pour lui demander un conseil. Il me répond gentiment que ce peut être sympa de déjeuner ensemble le mardi suivant pour en discuter tranquillement. On convient d’une heure, du lieu et c’est parti

Le mardi, je me pointe au lieu dit, à l’heure dite, et attends à la sortie du métro mon rendez-vous, tout en pianotant négligemment sur mon smartphone pour le prévenir de mon arrivée. Il me répond illico qu’il se trouve juste à côté.

Je lève les yeux quand mon champ de vision est troublé par l’arrivée de Jeff et de son sourire ravageur qui m’invitent à déjeuner. Je m’excuse alors platement, lui indiquant que j’ai  déjà un rendez-vous et s’en suit une conversation surréaliste, que je vais essayer de vous retranscrire brièvement :

Jeff : – Regarde je nous ai pris une place en terrasse au soleil !

Moi, essayant de repérer Patrice dans les parages : – Mais je ne peux pas, je te dis ! Ça aurait été avec plaisir mais je dois déjeuner avec quelqu’un !

Jeff : – Mais c’est moi, le quelqu’un !

Moi : – Mais arrête ta blague, il vient de me dire par SMS qu’il était arrivé et juste à côté !

Jeff : – Mais oui, je viens de t’envoyer ce SMS !

Moi, médusée : – Mais tu n’es pas Patrice….

Jeff, hilare : – Ben non !

Je me saisis alors de Hal et là, je vois que le numéro de Patrice n’est pas le numéro de Patrice, mais celui de Jeff. Maintenant scrollez vers le haut et regardez l’image : vous verrez alors ma tête à ce moment là. 

Il y a des jours où j’adore les surprises !

Et puis il y a des moments où je me dis  : et si Hal avait mis Tartempion à la place de Jeff dans le répertoire…

Et puis jeprends peur : et si Hal avait modifié tout mon répertoire?????????

Gentil, HAL, gentil…

Un jour, une entreprise a appelé un rédacteur web

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(Ca, c’est l’image qu’ont les entreprises des rédacteurs web : des poètes inspirés rien qu’en levant les yeux au ciel et se nourrissant exclusivement de pommes ; ce qui explique le mythe que l’on peut les payer une misère.)

 

On a parlé de la vie de community manager, mais les content managers autrement appelés rédacteurs web, dont j’ai la chance de faire partie également, ne sont pas en reste devant les demandes saugrenues d’entreprises qui n’ont pas la moindre idée du travail qu’ils demandent… et donc du coût réel de la tâche.

 

Cette petite anecdote est donc tirée d’une histoire que m’a raconté un confrère que je nommerai Super Rédacteur.

 

Un jour, une chargée de communication d’une grosse PME contacte Super Rédacteur, car elle a besoin de contenus sur une thématique précise pour alimenter un blog à des fins de référencement mais aussi de réassurance vis à vis de ses clients.

Gros blog, contenu pointu, la tâche est ardue mais Super Rédacteur se sent à la hauteur.

Après les présentations d’usage, la conversation rentre dans le vif du sujet :

 

– Combien d’articles devrais-je publier par mois et en combien de mots?

– Nous avions pensé à 1 article par jour, donc 30 articles par mois, pour 800 mots par article.

– 800 mots? Entendu, les sujets des articles seront donc fournis…

– Ah non, à vous de les trouver.

– Bien, il faudra s’appuyer sur vos actualités du moment alors.

– Non, nous souhaitons surtout avoir des articles qui soient bien référencés.

– Bon dans ce cas il faudra que je regarde les actualités générales sur votre domaine.

– Non, ça risque de ne pas être pertinent pour le référencement si vous retraitez l’actualité…

– Bon…(Super Rédacteur est super dubitatif…). Et sinon vous proposez quel tarif?

– Alors les articles sont payés 8,50€ par article.

– 8,50€? Pour 800 mots?

– Oui, c’est ça.

– Vous avez vu mon numéro de téléphone, vous savez que vous appelez en France, pas à Madagascar…

– Oui oui, mais justement, on a arrêté de travailler avec les malgaches, ils écrivaient trop mal et c’était bourré de faute.

– Et vous les payiez combien pour ce travail?

– Oh, ben pareil !

 

Il y a des jours où les rédacteurs web sont fatigué.

Il y a des jours où ils raccrochent au nez des Miquelines.

 

Il y a des fois où les chargés de com devraient prendre leur stylo, écrire 800 mots sur la thématique de leur choix et se poser sérieusement la question de savoir combien de temps ça leur a pris, de faire un ratio par rapport à leur salaire et d’estimer le prix que vaut leur article. Je suis certaine que ce sera plus que 8,50€.

Un jour, une agence a pris un CM comme presta et…

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(Ça, c’est DigitaleBlonde et la responsable du pôle média d’une webagency avant qu’elles se rendent compte qu’en vrai, elles étaient pas copines)

 

C’est donc aujourd’hui une nouvelle histoire (vraie, comme les précédentes d’ailleurs) de la vie d’un community manager. A ma droite, une community manager freelance chevronnée, que nous nommerons DigitaleBlonde. A ma gauche, une responsable du pôle media d’une webagency que nous baptiserons Scapine.

 

Un jour, Scapine contacte via LinkedIn DigitaleBlonde, parce que son agence a un besoin urgent de se positionner auprès de ses clients dans le social média. Sauf que Scapine n’y pipe rien, et du coup elle ne peut pas pousser le community management dans ses recommandations. Mais le chef de Scapine trouve que le CM, c’est l’avenir pour rapporter du fric facilement : vu que les clients non plus n’y comprennent rien, on peut marger grave, surtout si on n’embauche personne. L’idée, c’est donc de faire appel à un presta.

 

Scapine appelle donc DigitaleBlonde, qui a un petit creux d’activité à ce moment là. Elle accepte donc de faire parvenir deux-trois recommandations chiffrées à Scapine pour des appels d’offre en cours. DigitaleBlonde déploie donc toute l’étendue de son talent, prépare des belles slides, avec des beaux graphiques, explique  la stratégie à mettre en oeuvre dans chaque cas et renvoie le tout à Scapine.

 

Deux semaines passent, et pas de nouvelle. Scapine lui envoie de temps en temps quelques mails rassurant à moitié DigitaleBlonde en prétextant qu’elle n’a pas encore finalisé sa reco à un client, qu’une autre est partie mais n’a pas de nouvelle et que la troisième, elle préfère la présenter au client directement.

 

Une autre semaine passe, et DigitaleBlonde sent le coup fourré arriver. Elle a préparé de belles reco, n’a pas été payée pour cela, et décide d’appeler Scapine pour mettre les choses au clair. Mais maline la Scapine ! Elle endort une fois de plus DigitaleBlonde en lui demandant de lui ré-expliquer la stratégie pour le troisième client, parce que tu comprends, elle va présenter la reco demain et elle préfère ne pas dire n’importe quoi.

Alors la brave DigitaleBlonde passe une heure au téléphone avec Scapine à lui expliquer les enjeux du positionnement de son client sur Twitter, mais pas sur Facebook, pourquoi un blog, etc. De son côté, Scapine gratte scrupuleusement la substantifique moelle de ce cours particulier gratos.

 

Et depuis, DigitaleBlonde attend toujours.

 

Il y a des DigitaleBlondes qui sont vraiment très blondes.

Il y a des agences qui n’ont pas de scrupule.

Il y a des clients qui n’y verront que du feu.

Un jour, un CM a partagé son travail et…

 

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(Ça, c’est la tête qu’a fait DigitaleBlonde, CM free de son état, quand elle a compris que Georgette avait repompé entièrement ses slides pour faire une prez client)

 

Voilà donc aujourd’hui l’histoire de la jeune DigitaleBlonde. Jeune, oui, mais compétente en tant que CM, et après avoir travaillé dans une belle agence parisienne, elle a suivit Arnolphe en province et s’est lancé depuis quelques mois en tant que community manager en auto-entrepreneur.

Arnolphe lui a présenté Georgette, femme charismatique et séduisante, ayant un relationnel de dingue et professionnelle de longue date du web. Georgette conseille les entreprises sur leur stratégie média, bien qu’elle même ne soit pas trop impliquée personnellement sur les réseaux sociaux, ce qu’elle justifie par le fait qu’elle préfère avoir des relations « IRL » (in real life, pour les noobs).

DigitaleBlonde pense que c’est parce qu’elle n’est pas forcément compétente, mais comme c’est une bonne amie d’Arnolphe, elle ne souhaite pas la vexer et se contente de partager son carnet d’adresse.

Georgette, de son côté, adore jouer les marraines et amener la jeune DigitaleBlonde à des aperoweb et autres rassemblements NTIC.

Confiante, DigitaleBlonde se laisse même tenter par l’animation d’un atelier web, et demande à Georgette de relire les slides qu’elle a méticuleusement préparés.

 

Et là, c’est le drame. Georgette ne donne plus signe de vie et part quelques jours en rendez-vous clientèle à Paris. DigitaleBlonde continue de préparer seule son atelier quand par hasard elle tombe sur une photo que vient de poster à l’instant Georgette sur son profil Facebook : il s’agit d’un shoot écran d’une slide de DigitaleBlonde, avec en légende : « Et voilà comment rendre des clients heureux ! « .

 

Ce qu’il y a de bien avec le community management, c’est que l’on se doit de partager ses connaissances.

Ce qu’il y a de bien avec le community management, c’est qu’on est tout le temps sur Facebook et Twitter.

Ce qu’il y a de mal avec les réseaux sociaux, c’est que la bêtise et la tromperie ne passent pas inaperçus.

 

 

Un jour, une agence digitale a souhaité recruter un CM et…

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(Ça, c’est l’image du community manager idéal que se fait l’agence Sganarelle qui cherche à recruter, justement, un CM.)

 

On continue sur le quotidien des community manager qui en voient de toutes les couleurs.

 

L’autre jour, DigitaleBlonde, CM de son état, tombe sur une petite annonce de recrutement, twittée par un de ses twittos. Curieuse, elle ouvre le lien et tombe sur le site d’une agence dite « digitale » ou encore « 360 » ou encore « multimedia », que nous appellerons l’agence web Sganarelle.

 

A première vue, le site ne fait pas rêver plus que ça, les créas devant être en grève, mais passons directement à l’annonce.

Alors ! L’agence Sganarelle propose un poste d‘assistant community manager afin d’accompagner ses clients sur les réseaux sociaux, en proposant des stratégies novatrices, puis en animant les-dits réseaux sociaux.

 

Déjà, le poste d’assistant CM, ça part mal. On voit bien que c’est une manière détournée de dire que c’est un emploi bâtard non cadre placé dans la grille de salaire entre le stagiaire et le boss, parce que non, il n’y a pas de CM pour encadrer l’assistant CM, il faudrait pas nous prendre pour des imbéciles non plus, nous aussi on sait regarder sur societe.com pour voir le nombre de salariés de la boite.

 

Ensuite pour proposer des stratégies novatrices, il faut encore voir à qui on s’adresse, et la clientèle de Sganarelle, c’est plutôt du genre la boucherie du coin. Il va falloir sacrément être novateur pour recruter du fan, se dit DigitaleBlonde.

 

Enfin le coup de grâce : DigitaleBlonde vérifie comment se situe Sganarelle sur les réseaux et horreur, malheur ! Sganarelle n’a juste qu’une pauvre page Facebook avec 56 fans et n’a pas de compte Twitter ! Pas mal pour une agence dite digitale ou 360 ou multimedia !

 

Il y a des jours ou DigitaleBlonde lève les yeux au ciel et a du mal à les faire revenir sur son écran.

Il y a des agences digitales qui n’ont de digital que les doigts de leur boss et particulièrement le majeur.

Il n’y a aucune obligation à être blonde ni a poser ses fesses sur un bureau et mordiller un crayon pour être un bon community manager.

Un jour, un chef d’entreprise a pris son neveu comme CM et…

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(Ça, c’est la tête que DigitaleBlonde a faite quand l’entreprise Pernelle lui a demandé de faire un audit de sa présence sur les réseaux sociaux.)

 

Hier, je vous expliquais que j’essayais de réconcilier les community managers avec leurs clients potentiels en vous racontant une petite anecdote. Je continue aujourd’hui avec l’entreprise Pernelle.

 

Pernelle&Cie est une florissante entreprise de maçonnerie, gérée d’une main de maître par Mme Pernelle. Et comme Mme Pernelle a très envie d’avoir de nouveaux clients, mais sans trop débourser d’argent en pub traditionnelle, elle se dit qu’elle va profiter des réseaux sociaux pour faire parler de sa boite à moindre frais.

 

Et pour cela, elle fait appel à son neveu Tartuffe, tout juste titulaire du baccalauréat, et qui a besoin d’un petit coup de pouce pour rentrer dans la vie active. Tartuffe a le profil idéal : 19 ans, sa mère se plaint qu’il passe sa vie à « tchater » ou à surfer sur internet.

 

Oui, mais Tartuffe n’est pas un community manager.

 

Trop content de pouvoir s’éclater sur l’ordi de Tata Pernelle loin de chez lui (et de sa maman), il essaie de s’acquitter de sa mission en ouvrant, pour le compte de Pernelle&Cie un profil Facebook (j’ai bien dit profil, et j’ai bien dit Facebook), un compte Twitter, un blog, un Tumblr, un Pinterest et je crois que j’en oublie.

 

Après trois mois à ce régime, Madame Pernelle constate que l’audience sur chaque média est basse, ça ne lui ramène pas de client, et fait donc appel à DigitaleBlonde pour essayer de diagnostiquer d’où vient le problème.

 

DigitaleBlonde lui explique alors que Tartuffe est son neveu, mais qu’il n’est pas community manager, et qu’il n’a aucune vision stratégique pour positionner Pernelle&Cie sur les réseaux sociaux de manière efficace et durable. Et que pour cela, il faut faire appel à un professionnel, qui remette tout ça au carré, qui élague là où il faut trancher et qui apportera des résultats sur le long terme.

 

Mais las, trois fois hélas. Madame Pernelle ne souhaite pas investir et préfère garder son neveu.

 

Parfois,  les neveux sont juste neuneus.

 

Parfois, les Madame Pernelle ne font pas les bons choix.

 

Parfois, Les Madame Pernelle s’en mordront les doigts.

 

Parfois, les CM ne sont pas indispensables non plus.

 

Un jour, un chef d’entreprise a posté un statut sur FB et…

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J’en ai marre d’entendre que les community managers doivent se justifier à tout bout de champ pour garantir l’utilité de leur métier. J’en ai marre d’entendre des parents demander à leur rejeton, jeune CM stagiaire :  » Tu es sûr(e) que c’est un métier? Tu as des diplômes, pourtant… »

J’ai ce rêve complètement fou de réconcilier les chefs d’entreprise avec le métier du community management, parce que oui, c’en est un, pour ne plus avoir à lire : « …mais, euh, quel sera le ROI pour une opé sur Facebook?… »

 

Bref, je vais tenter, sur ce blog, de lancer une opération perilleuse pour rapprocher les Community Manager de leurs clients potentiels.

Le mode opératoire? L’humour !

 

Bref voici ma petite histoire du jour.

 

Poster un statut sur un profil Facebook, c’est finger in the nose. Mr G. en sait quelque chose, cela fait deux ans qu’il peut avoir des photos de ses petits enfants ou raconter ses exploits à la pêche et tout ça grâce à Facebook. Comme il est un dirigeant novateur, il a même fait appel à un CM pour s’occuper d’ouvrir une page pour son entreprise, et il en est plutôt content : la page Facebook ramène pas mal de trafic sur son site vitrine, et les clients s’en servent pour dialoguer avec sa marque.

Mais bon, Mr G. n’est pas né de la dernière pluie ! C’est quand même pas sorcier de raconter la vie de la boite… du coup il décide qu’il va lui même poster la dernière actualité : un nouvel entrepôt va ouvrir à Rennes !

Alors à 8h45,  Mr G. rédige le statut, en oubliant de prévenir son super CM.

 

Horreur ! Malheur ! De son côté, super CM avait utilisé la programmation automatique d’Hootsuite pour optimiser l’impact du statut sur les fans de la page Facebook et à 10h15, un deuxième statut annonçant le même événement tombe sur la page.

A 10h25, Mr G. s’en aperçoit et réalisant que son statut à lui est quand même moins bien écrit que celui du CM, décide humblement de s’incliner et de supprimer le premier statut.

 

Oui mais, si Mr G. n’est pas community manager, ce n’est pas pour rien.

 

Il supprime le statut, mais ne pense pas à l’enlever également de l’historique… jusqu’à ce que super CM, remontant sa timeline, s’aperçoive qu’il y a deux statuts équivalents qui se battent en duel, et se loggue illico presto sur la page de son client, pour supprimer de manière définitive le mauvais statut du client.

 

Ouffff, l’affaire se termine bien mais si Mr G. n’est pas community manager, ce n’est vraiment pas pour rien.

 

Allez, des bagues comme ça, j’en ai à la pelle, et vous aussi ! Si vous en voulez plus, relayez cet article sur les réseaux sociaux, car les réseaux sociaux sont nos amis !

Very-kids.com : étude d’un e-commerce dédié aux cadeaux pour enfants

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Ca faisait très longtemps que je n’avais pas testé de site, et ça me manquait ! Voici ma réflexion sur une nouvelle boutique en ligne, Very-Kids.com, nouvelle venue parmi la foule des sites e-commerce dédiés à l’univers des tout-petits. Mais là, j’avoue que ce site a vraiment de quoi plaire, et je commence avec ce qui saute aux yeux :

Le header : bien joué!

Le bandeau du haut, ce que j’appelle le fameux headband fluo est l’élément posé en haut de chaque page de tout site qui regorge traditionnellement d’infos mal placées, inutiles, cachées sous une banière sensée afficher l’identité du site, avec logo et baseline en prime, le tout dans une cacophonie créative fascinante; ou à alors, à l’inverse, est totalement épuré, sans info, c’est Waterloo morne plaine. Ici, que nenni !

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Qu’est-ce qu’on veut savoir sur un site e-commerce? Si on peut joindre le SAV facilement, et quels sont les frais de port. Et bien là, ces infos sont bien mises en évidence, ça fait plaisir, ça prouve aussi que les gens qui sont derrière Very-Kids.com ont a coeur de créer du lien avec leurs clients, ou au moins n’ont pas peur de leur parler, ce qui change de pas mal de leurs concurrents. Et c’est peut-être cette ligne de conduite qu’ils se sont fixés d’ailleurs puisque on a également un lien vers la page Qui sommes-nous ?, page généralement reléguée dans le footer, avec des textes très corporate assoupissant le lecteur (pour mieux l’endormir?)  : là encore, je vous invite à lire cette page, c’est plutôt bien écrit et sympa.

Bref, je termine là mes remarques sur le header, mais déjà, je trouve que ça part bien.

 

Le menu de navigation : attention, c’est clair !

Si vous saviez comment c’est galère pour trouver les noms des catégories lorsqu’on créée une boutique… il faut penser avant tout à l’utilisateur, à l’acheteur potentiel, à lui donner envie de revenir….bref, ça parait simple mais ça ne l’est pas. Et là, j’aime ce menu et le sous-menu déroulant qui s’affiche au roll-over. Pourquoi?

menu very-kids

  • Parce qu’il y a peu de catégories
  • Parce que pour choisir un cadeau pour enfant, on le fait souvent soit par âge, soit par sexe, soit par univers soit par prix, et là, c’est clairement indiqué dans le menu
  • Parce que pour chaque sous-catégorie, on a le nombre de produits indiqué et ça, c’est génial. J’ai tellement été frustrée de voir que pour tel âge il n’y avait que 2 produits finalement, au moins là, la couleur est annoncée.

Le contenu de la page d’accueil

Bon, il y a des remontées best of, quoi de neuf, et 9 produits d’appel mis en avant, rien d’exceptionnel : une déception : pas de liens de partage vers les réseaux sociaux… aaahhhh…

 

Les pages catégories

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On a un affichage de 100 produits par défaut, que l’on peut modifier uniquement en bas de la page mais il n’y a que le mode d’affichage en grille, pas en ligne. Là encore on sait combien de produits il y a, la navigation est plutôt fluide entre les catégories, on peut trier par marque, il y a d’autres filtres, et le fil d’ariane indique clairement où on se situe.

 

Une page produit

Bien dans l’ensemble, les textes sont travaillés, les visuels soignés mais… où sont passés les réseaux sociaux? Là, je m’interroge. Comment un site e-commerce destiné au grand public, donc en B2C peut-il faire l’impasse sur sa présence sur les réseaux sociaux? D’ailleurs nulle part dans le site il n’y a de mentions d’un compte Twitter ou d’une page Facebook. Ce qui n’est pas absolument obligatoire, entendons-nous bien, d’autant plus qu’ils ont un blog… mais quand même? Les fonctions de partage sur la fiche produit me paraissent une évidence pour une boutique en ligne, juste pour une question de viralité et de visibilité.

 

La création de compte

D’ailleurs, tout est à l’avenant : pour s’inscrire sur le site, il y a une page de 4 kms de long. Pas de Facebook ou Twitter Connect. Arrff… l’ergonomie est à revoir à ce niveau là, car de nombreux tunnels de commande bénéficient aujourd’hui d’une simplicité qui facilitent grandement l’achat.

 

Mon point de vue

J’aime vraiment bien ce site qui a été clairement bien pensé utilisateur (sauf pour la partie inscription), et mon sentiment est qu’il ne faudrait pas grand’chose pour qu’il soit parfait, mais pour cela, il faudrait rentrer pleinement et sans frilosité vers l’insertion des médias sociaux, et mettre en avant le blog qui ne l’est pas assez et qui a du contenu très interressant.