Elvire Brugne Digitale Blonde

Stratégie Webmarketing

Un jour, un chef d’entreprise a posté un statut sur FB et…

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J’en ai marre d’entendre que les community managers doivent se justifier à tout bout de champ pour garantir l’utilité de leur métier. J’en ai marre d’entendre des parents demander à leur rejeton, jeune CM stagiaire :  » Tu es sûr(e) que c’est un métier? Tu as des diplômes, pourtant… »

J’ai ce rêve complètement fou de réconcilier les chefs d’entreprise avec le métier du community management, parce que oui, c’en est un, pour ne plus avoir à lire : « …mais, euh, quel sera le ROI pour une opé sur Facebook?… »

 

Bref, je vais tenter, sur ce blog, de lancer une opération perilleuse pour rapprocher les Community Manager de leurs clients potentiels.

Le mode opératoire? L’humour !

 

Bref voici ma petite histoire du jour.

 

Poster un statut sur un profil Facebook, c’est finger in the nose. Mr G. en sait quelque chose, cela fait deux ans qu’il peut avoir des photos de ses petits enfants ou raconter ses exploits à la pêche et tout ça grâce à Facebook. Comme il est un dirigeant novateur, il a même fait appel à un CM pour s’occuper d’ouvrir une page pour son entreprise, et il en est plutôt content : la page Facebook ramène pas mal de trafic sur son site vitrine, et les clients s’en servent pour dialoguer avec sa marque.

Mais bon, Mr G. n’est pas né de la dernière pluie ! C’est quand même pas sorcier de raconter la vie de la boite… du coup il décide qu’il va lui même poster la dernière actualité : un nouvel entrepôt va ouvrir à Rennes !

Alors à 8h45,  Mr G. rédige le statut, en oubliant de prévenir son super CM.

 

Horreur ! Malheur ! De son côté, super CM avait utilisé la programmation automatique d’Hootsuite pour optimiser l’impact du statut sur les fans de la page Facebook et à 10h15, un deuxième statut annonçant le même événement tombe sur la page.

A 10h25, Mr G. s’en aperçoit et réalisant que son statut à lui est quand même moins bien écrit que celui du CM, décide humblement de s’incliner et de supprimer le premier statut.

 

Oui mais, si Mr G. n’est pas community manager, ce n’est pas pour rien.

 

Il supprime le statut, mais ne pense pas à l’enlever également de l’historique… jusqu’à ce que super CM, remontant sa timeline, s’aperçoive qu’il y a deux statuts équivalents qui se battent en duel, et se loggue illico presto sur la page de son client, pour supprimer de manière définitive le mauvais statut du client.

 

Ouffff, l’affaire se termine bien mais si Mr G. n’est pas community manager, ce n’est vraiment pas pour rien.

 

Allez, des bagues comme ça, j’en ai à la pelle, et vous aussi ! Si vous en voulez plus, relayez cet article sur les réseaux sociaux, car les réseaux sociaux sont nos amis !

Very-kids.com : étude d’un e-commerce dédié aux cadeaux pour enfants

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Ca faisait très longtemps que je n’avais pas testé de site, et ça me manquait ! Voici ma réflexion sur une nouvelle boutique en ligne, Very-Kids.com, nouvelle venue parmi la foule des sites e-commerce dédiés à l’univers des tout-petits. Mais là, j’avoue que ce site a vraiment de quoi plaire, et je commence avec ce qui saute aux yeux :

Le header : bien joué!

Le bandeau du haut, ce que j’appelle le fameux headband fluo est l’élément posé en haut de chaque page de tout site qui regorge traditionnellement d’infos mal placées, inutiles, cachées sous une banière sensée afficher l’identité du site, avec logo et baseline en prime, le tout dans une cacophonie créative fascinante; ou à alors, à l’inverse, est totalement épuré, sans info, c’est Waterloo morne plaine. Ici, que nenni !

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Qu’est-ce qu’on veut savoir sur un site e-commerce? Si on peut joindre le SAV facilement, et quels sont les frais de port. Et bien là, ces infos sont bien mises en évidence, ça fait plaisir, ça prouve aussi que les gens qui sont derrière Very-Kids.com ont a coeur de créer du lien avec leurs clients, ou au moins n’ont pas peur de leur parler, ce qui change de pas mal de leurs concurrents. Et c’est peut-être cette ligne de conduite qu’ils se sont fixés d’ailleurs puisque on a également un lien vers la page Qui sommes-nous ?, page généralement reléguée dans le footer, avec des textes très corporate assoupissant le lecteur (pour mieux l’endormir?)  : là encore, je vous invite à lire cette page, c’est plutôt bien écrit et sympa.

Bref, je termine là mes remarques sur le header, mais déjà, je trouve que ça part bien.

 

Le menu de navigation : attention, c’est clair !

Si vous saviez comment c’est galère pour trouver les noms des catégories lorsqu’on créée une boutique… il faut penser avant tout à l’utilisateur, à l’acheteur potentiel, à lui donner envie de revenir….bref, ça parait simple mais ça ne l’est pas. Et là, j’aime ce menu et le sous-menu déroulant qui s’affiche au roll-over. Pourquoi?

menu very-kids

  • Parce qu’il y a peu de catégories
  • Parce que pour choisir un cadeau pour enfant, on le fait souvent soit par âge, soit par sexe, soit par univers soit par prix, et là, c’est clairement indiqué dans le menu
  • Parce que pour chaque sous-catégorie, on a le nombre de produits indiqué et ça, c’est génial. J’ai tellement été frustrée de voir que pour tel âge il n’y avait que 2 produits finalement, au moins là, la couleur est annoncée.

Le contenu de la page d’accueil

Bon, il y a des remontées best of, quoi de neuf, et 9 produits d’appel mis en avant, rien d’exceptionnel : une déception : pas de liens de partage vers les réseaux sociaux… aaahhhh…

 

Les pages catégories

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On a un affichage de 100 produits par défaut, que l’on peut modifier uniquement en bas de la page mais il n’y a que le mode d’affichage en grille, pas en ligne. Là encore on sait combien de produits il y a, la navigation est plutôt fluide entre les catégories, on peut trier par marque, il y a d’autres filtres, et le fil d’ariane indique clairement où on se situe.

 

Une page produit

Bien dans l’ensemble, les textes sont travaillés, les visuels soignés mais… où sont passés les réseaux sociaux? Là, je m’interroge. Comment un site e-commerce destiné au grand public, donc en B2C peut-il faire l’impasse sur sa présence sur les réseaux sociaux? D’ailleurs nulle part dans le site il n’y a de mentions d’un compte Twitter ou d’une page Facebook. Ce qui n’est pas absolument obligatoire, entendons-nous bien, d’autant plus qu’ils ont un blog… mais quand même? Les fonctions de partage sur la fiche produit me paraissent une évidence pour une boutique en ligne, juste pour une question de viralité et de visibilité.

 

La création de compte

D’ailleurs, tout est à l’avenant : pour s’inscrire sur le site, il y a une page de 4 kms de long. Pas de Facebook ou Twitter Connect. Arrff… l’ergonomie est à revoir à ce niveau là, car de nombreux tunnels de commande bénéficient aujourd’hui d’une simplicité qui facilitent grandement l’achat.

 

Mon point de vue

J’aime vraiment bien ce site qui a été clairement bien pensé utilisateur (sauf pour la partie inscription), et mon sentiment est qu’il ne faudrait pas grand’chose pour qu’il soit parfait, mais pour cela, il faudrait rentrer pleinement et sans frilosité vers l’insertion des médias sociaux, et mettre en avant le blog qui ne l’est pas assez et qui a du contenu très interressant.

Comment échouer à un concours avec élégance ! Mon aventure au pays du roman à l’eau de rose

On sort un peu du thème des entrepreneurs du web de mes précédents articles pour vous parler de coaching personnel… non, pas vraiment, je dirais plutôt d’expérience personnelle que je vous livre ainsi, à vous d’en faire bon usage ou pas !

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Revenons quelques mois en arrière : fin septembre 2012, j’apprends via Twitter que les éditions Harlequin organisent un concours en partenariat avec la plateforme WeLoveWords. Cela consiste à écrire une nouvelle, en 150 000 caractères environ (20 000 mots) sur une histoire d’amour. Ni une ni deux, je dis : banco.

 

Il faut savoir que j’écris depuis que j’ai l’âge de faire des phrases avec sujet verbe et complément, mais ayant souffert d’une certaine marginalité ou d’un profond désintérêt suggérés par mes proches à la vue de mes feuilles couvertes d’encre, j’ai peu à peu perdu l’envie d’écrire. Et même quand, mue par un besoin impérieux de griffonner ma prose, j’entamais un récit,  je ne le terminais jamais (sauf une fois), comme si j’avais été conditionnée pour ne jamais présenter ce qui aurait pu être mon oeuvre.

 

Bref, Harlequin, concours, banco.

Fin septembre, donc, je prends mes dispositions pour ce marathon de la nouvelle : j’ai 2 mois pour raconter une histoire autour de sentiments entre personnes. Rien d’autre n’est imposé, à part le nombre de caractères, et la date de remise, le 30 novembre.

 

Et en deux mois, je me suis mise dans les conditions d’un futur Goncourt : j’ai écrit pour gagner. Il faut quand même avouer que j’ai été très surprise de prendre du plaisir en écrivant une histoire sur un sujet qui était à mille lieux de ce que j’avais l’habitude de traiter. Une histoire d’amour, c’est léger, ça peut être drôle, plein de surprise et bref, c’est super agréable à imaginer !

Mais plus le temps passait, plus j’avais la pression : je voulais gagner. Harlequin proposait que les 12 gagnants du concours soient publiés en version numérique et l’un d’entre eux aurait en plus droit à une publication papier. Je rêvais de voir mon nom sur la couverture ! Quand le temps de la relecture fût venu, j’ai cru que j’allais vomir cette histoire, à force de la retravailler, de la modifier, de l’alléger et le 29 novembre, je déposai fièrement mon texte sur la plateforme WeLoveWords, le coeur gonflé d’orgueil d’avoir fini, pour la première fois en 10 ans, une histoire que j’avais composée.

 

Et là, l’attente !

En décembre, Harlequin et WeLoveWords devaient sélectionner 24 textes parmi les 400 proposés… plus de 400 ! je n’avais pas prévu que ce concours attirerait tant de monde, vu que personnellement, j’avais toujours cru que les textes à l’eau de rose étaient un tantinet mièvres et sentaient la naphtaline –mais ça, c’était avant– et qu’il intéressaient peu d’auteurs : je me suis largement trompée.

 

Les résultats ne sont tombés que récemment : je ne figurais pas parmi les douze gagnants… mais j’étais parmi les 24 selectionnés par le jury !

 

Déception? Fierté? Emotion !

Je crois avoir resenti de la déception pendant un dixième de seconde, un petit pincement au coeur. Mais quand j’ai vu mon nom dans la liste des 12 malheureux préselectionnés, quelle joie !

J’avais écris ce livre pour gagner et je perds avec les honneurs : je n’ai pas gagné cette fois-ci, mais j’ai certainement du talent, et un potentiel à exploiter dans le roman d’amour.

Cet échec m’a conforté dans le fait que je devais continuer dans cette voie et l’aventure ne fait que commencer : la suite de mon récit pour le concours est en cours d’écriture et je compte bien publier un e-book sur les aventures de Cécile, mon héroïne amoureuse très bientôt !

 

Bref, on dit qu’il faut se relever après être tombé, c’est ce que je fais, mais je ne suis pas tombée de très haut non plus. J’ai tenté ma chance et c’était justement le petit coup de pouce qui me permet aujourd’hui de me dire que ce que j’avais mis de côté pendant trop de temps est essentiel à mon épanouissement personnel : je vais persister, enchaîner les livres et peut-être qu’un jour je deviendrai la nouvelle Barbara Cartland !

Payname.fr : les prestations de services ont leur moyen de paiement en ligne

payname

Pour continuer sur le thème du développement de la web-entreprise, j’ai rencontré cette semaine Nadia Arouch et Eric Charpentier suite au buzz lancé autour de Payname, une solution en ligne de paiement pour les menus services qu’on se rend entre voisins.

Nadia et Eric, vous êtes un peu le binôme gagnant et serial-entrepreneur de la prestation de service, c’est ça?
En fait nous sommes des professionnels du service aux particuliers depuis des années et connaissons bien ce marché pour avoir créé dWého en 2009, un site web de prestations de services à la personne, spécialiste du ménage et du repassage, qui employait 800 aides ménagères. Après avoir quitté dWého fin 2011, nous avons monté Qobbo.com pour développer un système de géolocalisation pour des services de voisinage, comme par exemple chercher quelqu’un près de chez soi pour faire du baby-sitting avec un système de déclaration et de paiement des prestataires et avons lancé Qobbo.fr avec le soutien de l’incubateur de la région Midi-Pyrénées. En définitive, nous avons laissé tomber la partie géolocalisation pour nous consacrer uniquement à la partie paiement et transaction… avec Payname.fr
Nous avons dernièrement développé le service Qlinn.com qui est une communauté de ménage intégrée avec une solution de paiement pour proposer une offre de service complète.

Concrètement, quel est l’intérêt de Payname?
Aujourd’hui, si les gens paient une baby-sitter au noir, ce n’est pas pour faire de l’économie souterraine mais c’est surtout parce que c’est souvent plus simple que de déclarer cette prestation. Du coup, l’idée de Payname est de simplifier considérablement le process en mettant un place un système déclaré clair, instantané et légal. Payname est donc soutenu par l’URSSAF qui y voit un moyen plus facile d’accès que les Chèques Emplois Services pour rémunérer les prestations de service. Le particulier employeur pourra donc obtenir une réduction de 50% d’impôts des prestations payées via Payname et de son côté, le particulier prestataire bénéficiera d’une protection sociale pendant la durée d’exercice de la prestation : tout le monde est gagnant !

Du coup quel est le modèle économique ? Payname est-il gratuit pour les utilisateurs?
Payname est effectivement entièrement gratuit pour les particuliers. Le modèle économique est uniquement en B2B avec le développement d’une solution en marque blanche pour les Comité d’Entreprise qui cofinancent les services à la personne pour les employés. Du coup cela nous évite d’avoir à faire une levée de fond, tout étant financé en fond propre.

Comment avez-vous médiatisé Payname?
C’est un tout jeune service, puisqu’il a été lancé fin 2012, mais déjà l’intérêt des médias s’est fait sentir avec un passage dans Télématin ainsi que dans le magasine papier Vie Pratique et de nombreux webzines ont relayé l’information en suivant. Sinon côté médias sociaux, nous privilégions la relation directe avec les utilisateurs puisque nous avons installé un tchat sur le site payname.fr qui joue bien son rôle pour répondre aux questions et aux demandes des curieux ou des utilisateurs finaux. Du coup, le besoin d’ouvrir une page Facebook Payname est moins urgent.

Avez-vous un message à faire passer aux futurs entrepreneurs du web qui aimeraient se lancer dans un projet à leur tour?
Qu’avec l’expérience, on se complique moins la vie, on se pose moins de questions,on n’a vraiment pas la même pression. Donc peut-être qu’avant de se lancer il vaut mieux bien connaître le secteur, le marché et y avoir déjà fait ses preuves. Et puis en ce qui concerne les levées de fond, elle peuvent sembler une bonne solution au premier abord mais amènent souvent leur lot de contraintes : pour en avoir déjà fait une et s’en être fait sortir, je peux dire qu’on n’est plus tout à fait maître de son projet car chaque changement en cours de route doit être soumis à l’approbation du board et devient extrêmement difficile à mettre en place. Par exemple, si j’avais fais une levée de fond pour Qobbo, jamais je n’aurais pu sortir Payname !

Planicook et Sandrine Lavigne : un nouveau départ en 2013

portrait-sandrine-Lavigne.jpgC’est dans l’optique de comprendre comment des personnes se lancent comme ça d’un coup d’un seul à corps perdu dans l’aventure extraordinaire qu’est la création d’entreprise que j’ai demandé à Sandrine Lavigne, créatrice du site Planicook.fr, de témoigner et raconter le pourquoi du comment.

 

Sandrine, comment t’es venue cette idée de créer un site pour organiser ses repas chez soi?

Il se trouve que j’étais une très mauvaise cuisinière, je n’avais jamais d’idée de repas. Et puis en juillet 2006, je venais d’accoucher, et je me trouvais dans un état d’esprit super créatif, en mode louve qui s’occupe de son petit et qui est tout le temps en veille ! Et une nuit, j’ai rêvé d’une petite machine, comme un espèce de GPS de la cuisine, qui me proposait des menus. Pour matérialiser ce rêve, j’y ai repensé dès le lendemain puis j’en ai parlé à ma famille, et surtout j’ai commencé à l’écrire, pour concrétiser cette idée que j’avais eue pendant mon sommeil. Après tous ces échanges avec mes proches qui ont finit par faire grossir le projet, j’ai pris la décision de me lancer.

 

C’est quoi, du coup, le conseil que tu donnerais avant de se lancer?

C’est avant tout d’en parler autour de soit, pour avoir des retours, de nouvelles idées qui enrichissent le projet, des conseils, des objections et cela permet aussi de tester le concept.

Un point important également : la formation. Des idées on en a tous mais de les réaliser, d’aller au bout il faut une certaine expertise, on se heurte à des difficultés en cours de route qu’on aurait pu éviter avec un peu de formation, donc mettez le temps d’incubation de votre projet à profit pour vous former à votre futur domaine de prédiléction.
Et surtout, surtout croyez à fond en votre projet mais ne soyez pas borné, votre « bébé » va naitre peut être blond mais en grandissant il peut devenir brun, ce n’est pas une fatalité !!

 

Tu as tout laissé tomber du jour au lendemain pour t’y consacrer?

Non, j’ai laissé passer l’été, j’étais chargé d’affaire à l’époque et mon employeur m’a accordé une rupture conventionnelle en septembre 2006, qui m’a permis de bénéficier des aides de Pôle Emploi, super pratique pour commencer à créer une entreprise.

 

Et l’aventure s’est concrétisée…

Et oui, le site internet a vu le jour en novembre 2007, ça a tout de suite super bien marché. Portée par ce projet, gonflée à bloc par la confiance en ce projet, j’étais comme une boule de lumière prête à relever le défi : je rayonnait tellement qu’il y avait plein de petits papillons qui venaient sur le site… et 12 jours après le lancement, on passe dans Télématin ! C’est ce qui a déclenché le buzz, on a eu tellement de connexion le même jour que le serveur à explosé ! Et ça ne s’est pas arrêté : TF1, France 2, M6, on a parlé de nous partout, et le site a décolé, sans même avoir besoin d’une levée de fond.

Planicook a gagné des prix, comme le Trophée de l’Economie Numérique en 2009, le concours innovation en 2010, le trophée de la e-santé en 2011… ce qui m’a redonné de l’énergie pour de nouveau soulever des montagnes et faire vivre le site pendant toutes ces années !

 

Et le bilan, en 2013 ?

Cette année annonce un virage certain pour Planicook, puisque désormais le site va se décliner également en marque blanche pour les entrepises. Le virage du B2B est une opportunité pour diversifier les sources de revenus et palier à la baisse du nombre de clients que j’ai ressentie en 2012, suite à la crise. Mais je n’ai rien lâché et c’est justement ce qui m’a permis de rebondir et de me lancer dans le B2B ! Par ailleurs, au cours de cette année, le site actuel de Planicook va probablement se réorienter vers la planification de repas « santé », et je réfléchis actuellement au modèle économique à mettre en place. J’espère avoir de bonne nouvelles à vous annoncer très prochainement !

 

Le mot de la fin, Sandrine?

2013, j’enlève mes charentaises !

 

 

Merci Sandrine pour cette interview pleine de peps et de bonne humeur ! On espère avoir de tes nouvelles très vite, et des bonnes !

Le portage salarial pour vous aider à vous lancer dans la création d’entreprise

Dans mon article précédent, j’expliquais que quand on était au chômage, il pouvait parfois s’avérer judicieux de créer son propre job et Pôle Emploi propose justement des aides à la création d’entreprise.

 

Cependant, avant de se lancer bille en tête avec son idée, il vaut parfois mieux se laisser un peu de temps afin de tester son activité, de sonder le marché, d’ajuster son positionnement et surtout de trouver des clients.

 

C’est dans cette optique que je me suis tournée vers le portage salarial.

 

Le portage salarial en quelques mots :

Vous avez une activité de service et vendez des prestations intellectuelles : par exemple vous êtes consultant, salarié en CDI dans une entreprise de conseil. Vous avez envie de donner des cours de management à des étudiants et avec besoin d’un statut express qui vous permette de déclarer cette activité en plus de votre salaire habituel versé par votre entreprise.

Le portage salarial est une solution simple et rapide pour vous : vous devenez alors « porté » c’est à dire que vous êtes salarié de l’entreprise de portage salarial, vous lui déclarez le montant de vos prestations et à la fin du mois elle vous envoie votre bulletin de paie, comme n’importe quel autre salarié, avec l’ensemble des charges déduites.

L’entreprise de portage salarial s’occupe de toutes les démarches administratives, édite les bulletin de paie, facture vos clients et relance en cas d’impayé. Dans certain cas, elle peut même vous faire une avance sur paiement en cas de délai.

En contre partie, la société de portage prélève un pourcentage de votre salaire, environ 10% pour les frais de gestion et services.

 

Quand vous êtes au chômage, le portage peut aider dans une phase de test

Personnellement, je me suis rapprochée de  Portability. que je connaissais de réputation, utilisé par une amie.

J’ai rapidement trouvé des clients pour mon activité de community manager et de rédactrice web, et comme j’avais très peur de me retrouver à faire des démarches administratives pour me lancer en freelance, sans savoir si cela était pérenne, j’ai préféré être portée par Portability.

Cela m’a permis pendant plusieurs moi de cumuler mes allocations chômage et un salaire.

 

Etre en activité et au chômage : la déclaration

En fin de mois, on doit s’actualiser. Si l’on a travaillé pendant le mois, mais que l’on continue à être demandeur d’emploi, il suffit de prendre son bulletin de paie, de reporter le nombre d’heures et le salaire et c’est parti.

Si le salaire est inférieur au montant des allocations, alors un complément vous sera versé par Pôle Emploi

Si le salaire est supérieur, vous ne recevrez pas d’allocations, ce qui paraît logique.

Dans tous les cas, Pôle Emploi fait un savant calcul pour vous recréditer en fin de droit un nombre de jour équivalent aux nombres d’heures travaillées dans le mois.

 

Du coup, même si vous travaillez peu ou pas, vous avez toujours un salaire à la fin du moins versé par Pôle Emploi, ce qui est confortable intellectuellement.

 

Bilan du portage

J’ai donc été portée pendant quelques mois, ce qui m’a permis de démarrer mon activité en douceur sans me prendre la tête avec la paperasse et tout en gardant mon statut de demandeur d’emploi.

Le portage apporte de la souplesse et permet d’être autonome et Portability m’a apporté beaucoup de conseils, ce qui est un plus.

Par contre, le point noir est clairement le bulletin de paie : si vous vendez une prestation 200€, la société de portage va facturer votre client 200€ mais vous allez au final recevoir un bulletin de paie de seulement environ 100€. Comptez donc que chaque prestation vous rapportera moitié moins que ce que vous la vendez…

C’est donc une situation acceptable pour un démarrage, mais qui devient frustrante à la longue.

 

Comme mon activité se pérennise, j’ai donc choisi de bénéficier de toutes les aides de Pôle Emploi pour devenir auto-entrepreneur et enfin avoir un revenu digne de ce nom, reflétant mon activité, ce que je vous raconterai dans un prochain article !

Créer son entreprise de service en étant au chômage : je dis oui !

pole_emploi-fr.jpgQuand on est au chômage, le but du jeu, c’est évidemment de retrouver un travail, et rapidement. Pourtant, vu le nombre de chômeurs en France, qui est de 3,1 millions en octobre 2012, ce qui représente une augmentation de 10,6% sur un an, on se doute que ce n’est pas qu’une question d’envie : pas de poste disponible, peu d’offres, trop de candidats, la lutte est rude sur le marché de l’emploi.

Du coup, une opportunité intéressante peut être de créer son propre job. Encore faut-il pouvoir le faire, mais quand on est dans les services, que l’on n’a « que » du conseil, de l’accompagnement, des prestations intellectuelles à vendre, c’est bien plus facile que lorsqu’on veut se lancer dans la restauration ou le commerce par exemple.

 

Pourquoi créer son entreprise de service quand on est au chômage?

Parce qu’on a le temps de le faire, ce qui n’est souvent pas possible lorsqu’on a déjà une activité professionnelle. Or pour se lancer dans la création d’entreprise, il faut réaliser une étude approfondie, ce qui demande du temps.

De plus, on peut se lancer dans ce projet sans redouter de se retrouver sans argent : en effet, il faut savoir que Pôle-Emploi encourage cette démarche et la considère comme recherche active d’emploi. Cela implique alors que tous les droits acquis sont maintenus pendant toute la préparation du projet et même pendant les premiers mois d’existence de l’entreprise : les allocations continueront de vous être versées pendant tout cette période.

Par ailleurs, vous conservez votre couverture sociale en tant que demandeur d’emploi, ce qui est également un confort supplémentaire.

 

Devenir consultant, pourquoi pas?

Il faut savoir que Pôle-Emploi propose des formations pour vous mettre le pied à l’étrier si jamais vous souhaitez devenir consultant. Les objectifs de cette formation sont de vous permettre de prendre la décision de tester une installation comme consultant, de comprendre les différentes options juridiques, d’adopter une méthodologie afin de franchir les étapes et de repérer les points de vigilances.

 

Ne pas rester tout seul… et gagner en indépendance !

Au chômage, on a un suivi plus ou moins régulier du conseiller Pôle-Emploi et on peut très vite se retrouver seul face à ses idées, qui peuvent être plus ou moins bonnes. Dans tous les cas, il faut savoir tirer parti de ce qu’on nous propose : si Pôle-Emploi propose des formations, il faut y aller. Si Pôle-Emploi propose de nous mettre en relations avec des organismes qui peuvent nous accompagner, il faut dire oui ! Car plus on a d’info, mieux on sera en mesure de déterminer la bonne direction à prendre et puis surtout : on est indépendant.

On a le droit de dire qu’on ne peut pas s’improviser chef d’entreprise du jour au lendemain, on a le droit de prendre le temps de la réflexion, mais il faut bien admettre qu’on nous pousse à répondre à des offres d’emploi qui ne correspondent pas toujours à notre profil, histoire de justifier l’action des conseillers. Du coup, on est sous le joug de la contrainte, on doit se justifier ce qui n’est pas toujours facile à vivre.

Le fait de se positionner comme étant en création d’entreprise permet qu’on vous lâche un peu les basques, vous gagnez en autonomie et surtout en confort puisque c’est vous qui prenez les rênes.

 

The Big Boss

Bref, tout cela pour dire que plutôt que de tourner en rond à ne pas trouver d’employeur, autant devenir son propre patron, car même si cela ne marche pas, c’est une excellente expérience que l’on pourra valoriser sans problème sur un CV si l’on souhaite redevenir salarié.

Interview Roni Bepari : comment la compétition positive mène aux réseaux sociaux communautaires

Toujours à la recherche du mystère qui entoure le fait que des femmes et hommes sautent le pas pour créer leur entreprise, j’ai interviewé Roni Bepari, qui a élevé le sens de la compétition positive au rang de philopsophie.

 

557581_10150824807415056_194389598_n.jpgBonjour Roni, peux-tu nous parler un peu de toi?

Je m’appelle Roni Bepari, j’ai 24 ans, je suis originaire du Bangladesh, et aujourd’hui je suis à la tête de la start-up MyLovelyCommunity.

 

Je crois savoir que tu as eu une adolescence très singulière, tu peux nous en parler?

En fait je suis Geek depuis l’âge de 10 ans… j’ai commencé avec les jeux vidéos traditionnels comme Zelda ou Mario et en parallèle mes parents m’ont appris à jouer aux échecs, ce qui m’a donné le goût de la compétition et de la stratégie tout en essayant toujours de comprendre mes défaites. Du coup, je suis un très bon perdant !

 

Et ce goût pour la compétition, tu as pu le canaliser comment?

Vers 15 ans, j’ai intégré l’Equipe de France de Warcraft 3, à 17 ans, j’en étais capitaine et à 18, son manager. Nous étions 12ème mondial quand j’ai eu 19 ans. Faire partie de cette aventure a développé mon envie de dépassement de soi, de compétition saine et positive pour apprendre à me surpasser.

 

Et au niveau de ta scolarité, ça se passait comment?

Ce n’était pas simple, parce qu’il paraissait difficile à l’époque de gagner sa vie en jouant aux jeux vidéos. Je vivais chez mes parents avec une éducation très stricte et ils ont voulu que je fasse médecine, ce qui ne me convenait pas du tout, mais j’ai fait ce qu’ils voulaient et ça a été un fiasco. Voyant cet échec, mes parents m’ont accordé de faire ce que je voulais. Je me suis donc inscrit à la fac, puis à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Au début, j’étais sceptique, je ne pensais pas que les cours de l’ESC allaient me plaire et je restais en retrait. Puis au fur et à mesure, j’ai trouvé que c’était vraiment génial et je me suis installé au premier rang.

 

C’est là que tu as développé ton réseau?

Exactement. Je suis devenu l’opposé du Geek Gamer que j’étais, je suis devenu quelqu’un de très sociable ! Pour la première fois, les gens venaient me voir pour me connaître, ce qui n’était pas le cas dans le passé. En plus, je lisais en parallèle des livres de développement personnel pour mieux me comprendre. Développer son réseau, c’est être au bon moment, au bon endroit, ce n’est pas une question de chance. D’ailleurs Pasteur disait que « la chance sourit aux esprits préparés », il faut la travailler.

 

Et c’est en travaillant le développement personnel que tu as eu envie de créer ton entreprise?

Cela m’a donné plus d’énergie. Je me suis alors acheté un cahier vierge et j’ai noté toutes les idées de projets qui me passaient par la tête. D’ailleurs en fin de 3ème année, j’ai eu de belles propositions de job, mais je ne voulais pas rester coincé dans une carrière dans la finance. Du coup j’ai choisi de travailler pour Billionaire Bay, une petite structure qui m’a permis de toucher à tout,  et donc d’avoir une vision globale des métiers de l’entreprise. J’y ai travaillé pendant 10 mois, jusqu’en janvier 2012, mais j’avais en amont commencé à travailler les soirs et les week-ends sur mon projet de réseau social communautaire.

 

Et c’est là que tu t’es lancé?

Oui, à partir de février 2012, j’ai fait quatre Start-Up Week-End, afin de rencontrer un maximum de gens toujours dans l’optique réseau et surtout pour confronter mes idées, leur présenter le projet et attendre leurs critiques afin de faire évoluer mes idées et prendre le meilleur. MyLovelyCommunity s’est concrétisé avec les développeurs quand on a attaqué le cahier des charges, puis le développement. On a eu une grosse phase de recrutement en suivant, puis de formation au niveau community management, SEO etc. Et on a également préparé un dossier pour intégrer l’incubateur de l’ESC.

 

Peux-tu nous dévoiler maintenant ce qu’est MyLovelyCommunity?

Le but de MyLovelyCommunity est d’apporter un réseau social pour tous : on a besoin de se retrouver avec des personnes qui nous ressemblent, qui partagent une même passion, ethnie ou religion. MyLovelyCommunity est une plateforme de réseaux sociaux créés autour de centres intérêts communs, car finalement, on parle le mieux de ce que l’on aime. Aujourd’hui, ce qui répond à la demande, ce sont les forums, sous une forme encore peu adaptée aux besoins de créer du lien, ou encore les blogs mais le dialogue est plus unilatéral. Facebook est un réseau trop large, ne répondant pas à la problématique de centre d’intérêts particuliers.

Aujourd’hui, nous avons intégré la pépinière de l’ESC, ce qui nous permet de nous former et de créer notre entreprise avec l’aide de professionnels bienveillants, ce qui est super rassurant. En novembre nous lançons la version béta fermée, et en parallèle, je bosse avec des coachs sur le business plan afin de lever des fonds pour pouvoir ouvrir les premiers réseaux sociaux communautaires en janvier 2013.

 

Pour finir, si c’était à refaire…

Je referai pareil ! Et j’ai déjà d’autres projets en tête. Dans la vie on a des rêves et je pense qu’il faut s’y accrocher et vouloir les réaliser.

 

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Longue vie à l’équipe de MyLovelyCommunity et à ses réseaux sociaux communautaires !

Merci Roni pour cette leçon de vie ! Je note que travailler son développement personnel, pratiquer la saine compétiition et toujours apprendre de ses échecs permet d’atteindre ses objectifs et en l’occurence à créer son entreprise. Bon, peut-e^tre que la prochaine interview nous apprendra autre chose !

Fidall : Comment Yann Casanova à la caisse d’un supermarché a l’idée de son entreprise

  Qu’est-ce qui pousse un individu à sauter le pas pour se mettre à son compte, créer son entreprise, développer son business ? Est-ce pour pallier le manque d’offres d’emplois, par un esprit d’entreprise ultra-développé, par opportunité ? 

Pour percer ce mystère, je vais interviewer des femmes et hommes de tout profil, ayant tous développé leur projet et après Gregory Descamps, freelance, voici l’interview de Yann Casanova, Président de Fidall.

 

 

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Bonjour, Yann, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?
Je m’appelle Yann Casanova et suis le Fondateur de Fidall, une startup qui vient de fêter ses 2 ans.

 

Alors racontez-nous comment vous est venue l’envie de créer votre entreprise, d’où vous est venue cette idée?
Il s’agit en fait d’une expérience personnelle mais partagée par des millions de Français au moins une fois : Se retrouver en caisse d’un magasin pour s’entendre dire par le/la caissier/e « Avez vous la carte de fidélité? » et devoir lui répondre « Oui, mais pas sur moi »
De plus, il m’était arrivé à peu près à la même période de remplir un formulaire papier d’adhésion à une nouvelle carte et devoir attendre plusieurs semaines avant de recevoir par la poste le fameux bout de plastique.
Je me suis donc dit qu’il devait être possible de simplifier les process d’adhésion et de dématérialisation de ces cartes de fidélité grâce au mobile.
C’est comme cela que quelques mois plus tard, l’application mobile gratuite Fidall a vu le jour dans l’App Store dans sa première version, dès Juillet 2010.

 

Mais du coup vous avez tout quitté pour vous lancer dans cette aventure tout seul? Comment ça s’est passé les premiers temps?

A cette période, je faisais des missions comme consultant et quand j’ai eu cette idée, n’étant pas développeur, j’ai tout d’abord cherché un partenaire technologique. Je connaissais une agence qui faisait du développement, et qui m’a rassuré sur le fait que c’était faisable, et nous nous sommes du coup associés pour monter le projet, eux se chargeant de toute la partie technique et moi du développement et du marketing.

Au niveau personnel évidemment, je me suis complètement engagé, ce qui implique de gros efforts avec des semaines très chargées, mais bon, ça me parait normal compte tenu du résultat attendu… qui ne s’est pas fait attendre ! A peine 5 semaines après le lancement sur l’App Store, sans budget marketing, on a fait plus de 80 000 téléchargements.
Et sinon tout petit déjà vous aviez envie de créer, d’être chef d’enterprise?
Je ne sais pas si ma volonté de créer une entreprise est aussi lointaine, mais il est vrai qu’avant de me lancer, cela faisait un moment que je songeais à créer ma propre entreprise. Après une formation dans une école de commerce (ISG), j’ai travaillé dans des grands groupes à des postes de direction Marketing et opérationnelles, mais il fallait que je trouve à la fois le bon moment mais surtout l’idée.

Aujourd’hui, où en est ce projet et de quoi s’agit-il ?icone fidall
La SARL initiale au capital de 500€ a bien grandi puisque nous avons levé 310.000€ auprès de Business Angels depuis son lancement. Fidall est maintenant une SAS qui devrait franchir bientôt le million d’utilisateurs en France.
L’application est disponible aux utilisateurs d’iPhone et des mobiles Android, elle référence des centaines de cartes de fidélité de nombreux pays et est la seule à couvrir toute la chaine de dématérialisation des cartes de fidélité :
au-delà de proposer à nos utilisateurs d’enregistrer leurs cartes de fidélité dans leurs mobiles et de retrouver les points de vente sur un plan, nous leurs permettons de consulter le solde de nombreuses cartes, d’adhérer automatiquement à des nouvelles et recevoir les bons plans correspondant aux cartes qu’il possèdent.
Nous travaillons avec de nombreuses enseignes qui utilisent notre appli comme canal supplémentaire de leur CRM, mais aussi avec des marques qui peuvent s’adresser à leurs clients finaux en s’affranchissant des contraintes distributeurs.
Etes-vous prêt à recommencer l’aventure, avec de nouvelles créations dans les tiroirs ou bien souhaitez-vous en rester là ?
J’avoue ne pas m’être posé la question : Fidall est sur un secteur en forte croissance et les possibilités d’évolution de notre appli actuelle sont très importantes.
De nouvelles fonctionnalités vont être proposées à nos utilisateurs dans les semaines et mois qui viennent, donc en d’autres termes, j’ai déjà pas mal de pain sur la planche pour pouvoir envisager d’autres aventures dans l’immédiat.

Merci beaucoup Yann pour cette interview !

Et la semaine prochaine, ce sera au tour d’un super nerd/geek de passer au crible de mes questions : Roni Bepari, jeune entrepreneur, bourré de talent et d’idées.

Pourquoi Gregory Descamps allie qualité de vie et développement d’applications mobiles : génèse d’une vie de freelance

Comme je vous l’avais annoncé, je cherche à comprendre ce qui pousse un individu à sauter le pas pour se mettre à son compte, créer son entreprise, développer son business. Est-ce pour pallier le manque d’offres d’emplois, par un esprit d’entreprise ultra-développé, par opportunité? 

Pour percer ce mystère, je vais interviewer des femmes et hommes de tout profil, ayant tous développé leur projet et on commence dès cette semaine avec Gregory Descamps, freelance et créateur de  l’application Ma lecture est Magique.

 

 

Bonjour Gregory, pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Gregory Descamps, j’ai 39 ans, père de deux enfants, de formation ingénieur en éléctronique. J’ai travaillé dans une entreprise spécialisée dans les technologies de traitement du langage et je me suis lancé en tant que freelance il y a 18 mois.

Aujourd’hui, mon temps se décompose pour moitié dans le développement d’application sur iOS en tant que prestataire en freelance, et l’autre moitié dans le développement de mes propres applications, comme oPenGP pour iOS et pour Windows Phone 7 (norme de cryptage utilisée en entreprise) mais également comme Ma lecture est Magique pour iOS.

 

Tout petit, aviez-vous déjà cette envie de créer, d’être un meneur?

En fait j’avais surtout envie de créer, d’inventer, j’avais une véritable fascination pour le fonctionnement des machines comme la télévison, et je voulais être ingénieur, malgré mes difficultés scolaires puisque je suis dyslexique.

On ne parlait pas du tout de la dyslexie à l’époque, et j’ai été diagnostiqué tardivement mais j’ai quand même réussi dans mes études. Néanmoins, c’est peut-être à cause de cela que je ne me retrouve pas dans la catégorie des meneurs, mais plutôt des inventeurs, finalement.

 

Comment vous est venue l’idée de développer des applications mobiles en freelance?

C’est un cheminement très personnel qui m’a amené là, à savoir que cela faisait longtemps que je travaillais dans la même entreprise, et je m’y sentais terriblement impliqué, je prenais les choses très à cœur, bien plus que mes collègues ce qui  finissait par causer des soucis. Toute l’énergie que je passais au bureau, je ne la passais pas avec ma famille et cela m’a amené à remettre en question ma façon de voir ma vie au niveau professionnel mais aussi personnel. J’ai fait alors une liste avec les pour et les contre et finalement, j’ai pris la décision de m’installer en freelance afin de préserver ma vie de famille tout en essayant de trouver un équilibre professionnel.

En définitive, il est plus facile pour moi de gérer maintenant mes succès ou échecs professionnels car je ne peux les imputer à personne sauf à moi-même, ce que je n’arrivais pas à faire en entreprise et c’est vraiment gratifiant de développer mes propres projets, dans lesquels je crois dur comme fer ! Je gagne moins bien ma vie, mais cela a moins d’importance, car je vis beaucoup mieux.

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour développer Ma Lecture est Magique?

Ce sont mes enfants qui sont également dyslexiques comme moi qui ont été le point de départ de cette aventure. Je voulais leur apporter ce que je n’avais pas eu, à savoir des moyens leur permettant d’apprendre à lire tout en éprouvant du plaisir dans la lecture.  Il se trouve que l’entreprise dans laquelle je travaillais avant faisait de la reconnaissance d’écriture et j’etais responsable de la technologie embarquée.

 

J’ai une passion pour les technologies du traitement du langage comme la reconnaissance d’écriture ou de la parole, pour comprendre d’où viennent mes lacunes, et prendre une sorte de revanche, “Je suis devenu un expert dans mes lacunes.”

J’avais donc toutes les connaissances requises pour me lancer dans ce projet et j’ai voulu créer un jeu qui leur permette d’échapper à la pression des parents et transforme la lecture en un jeu ludo-éducatif, reprenant les règles des jeux vidéos pour lui donner un côté addictif, qui ne lasse pas l’enfant.

 

 

Aujourd’hui, où en est ce projet et de quoi s’agit-il ?

Suivre la lecture d’un enfant en temps réel est un défi colossal, la preuve en est que ça n’existe pas encore aujourd’hui : Ma lecture est magique est la toute première application grand public de ce genre.
C’est un défi à cause de la voix des enfants car tous les systèmes aujourd’hui sont fait pour les adultes, les enfants ne sont pas reconnus, parce qu’il est difficile d’enregistrer des enfants qui maitrisent mal la lecture, ainsi que d’accéder aux enfants dans les écoles pour les enregistrer.
Ma lecture est magique, met en oeuvre une technique «magique » dont je suis l’inventeur qui résout en partie ce problème, elle permet d’utiliser un système de reconnaissance vocale fait pour les adultes et de l’adapter aux enfants. Aujourd’hui, ça marche dans des conditions idéales.

L’application en ligne est pour moi un laboratoire d’essai gratuit qui me donne des informations très importantes pour faire progresser la technologie au-delà des conditions idéales.
Quand je serai satisfait des performances de la techno, je chercherai des partenaires pour associer cette technologie à un contenu plus élaboré, mais en veillant à ce que cela reste dans un esprit « mass market », accessible au plus grand nombre et non pas au seul bénéfice d’une élite.
 

Et si c’était à refaire ?

Je le referai, aucun regret là-dessus, c’est plutôt cette nouvelle vie professionnelle qui me convient même si financierement ce n’est pas forcémment un succès. J’ai plutôt envie de continuer comme ça, pour pouvoir vivre de mon invention dans quelques années !

 

Merci beaucoup Gregory pour cette interview !

La semaine prochaine, vous retrouverez mes échanges avec Yann Casanova, président de Fidall, pour connaître la génèse de la création de sa start-up.