Comment échouer à un concours avec élégance ! Mon aventure au pays du roman à l’eau de rose

Comment échouer à un concours avec élégance ! Mon aventure au pays du roman à l’eau de rose
24 janvier 2013 4 Comments Retours d'expérience Elvire Brugne

On sort un peu du thème des entrepreneurs du web de mes précédents articles pour vous parler de coaching personnel… non, pas vraiment, je dirais plutôt d’expérience personnelle que je vous livre ainsi, à vous d’en faire bon usage ou pas !

Harlequin.png

Revenons quelques mois en arrière : fin septembre 2012, j’apprends via Twitter que les éditions Harlequin organisent un concours en partenariat avec la plateforme WeLoveWords. Cela consiste à écrire une nouvelle, en 150 000 caractères environ (20 000 mots) sur une histoire d’amour. Ni une ni deux, je dis : banco.

 

Il faut savoir que j’écris depuis que j’ai l’âge de faire des phrases avec sujet verbe et complément, mais ayant souffert d’une certaine marginalité ou d’un profond désintérêt suggérés par mes proches à la vue de mes feuilles couvertes d’encre, j’ai peu à peu perdu l’envie d’écrire. Et même quand, mue par un besoin impérieux de griffonner ma prose, j’entamais un récit,  je ne le terminais jamais (sauf une fois), comme si j’avais été conditionnée pour ne jamais présenter ce qui aurait pu être mon oeuvre.

 

Bref, Harlequin, concours, banco.

Fin septembre, donc, je prends mes dispositions pour ce marathon de la nouvelle : j’ai 2 mois pour raconter une histoire autour de sentiments entre personnes. Rien d’autre n’est imposé, à part le nombre de caractères, et la date de remise, le 30 novembre.

 

Et en deux mois, je me suis mise dans les conditions d’un futur Goncourt : j’ai écrit pour gagner. Il faut quand même avouer que j’ai été très surprise de prendre du plaisir en écrivant une histoire sur un sujet qui était à mille lieux de ce que j’avais l’habitude de traiter. Une histoire d’amour, c’est léger, ça peut être drôle, plein de surprise et bref, c’est super agréable à imaginer !

Mais plus le temps passait, plus j’avais la pression : je voulais gagner. Harlequin proposait que les 12 gagnants du concours soient publiés en version numérique et l’un d’entre eux aurait en plus droit à une publication papier. Je rêvais de voir mon nom sur la couverture ! Quand le temps de la relecture fût venu, j’ai cru que j’allais vomir cette histoire, à force de la retravailler, de la modifier, de l’alléger et le 29 novembre, je déposai fièrement mon texte sur la plateforme WeLoveWords, le coeur gonflé d’orgueil d’avoir fini, pour la première fois en 10 ans, une histoire que j’avais composée.

 

Et là, l’attente !

En décembre, Harlequin et WeLoveWords devaient sélectionner 24 textes parmi les 400 proposés… plus de 400 ! je n’avais pas prévu que ce concours attirerait tant de monde, vu que personnellement, j’avais toujours cru que les textes à l’eau de rose étaient un tantinet mièvres et sentaient la naphtaline –mais ça, c’était avant– et qu’il intéressaient peu d’auteurs : je me suis largement trompée.

 

Les résultats ne sont tombés que récemment : je ne figurais pas parmi les douze gagnants… mais j’étais parmi les 24 selectionnés par le jury !

 

Déception? Fierté? Emotion !

Je crois avoir resenti de la déception pendant un dixième de seconde, un petit pincement au coeur. Mais quand j’ai vu mon nom dans la liste des 12 malheureux préselectionnés, quelle joie !

J’avais écris ce livre pour gagner et je perds avec les honneurs : je n’ai pas gagné cette fois-ci, mais j’ai certainement du talent, et un potentiel à exploiter dans le roman d’amour.

Cet échec m’a conforté dans le fait que je devais continuer dans cette voie et l’aventure ne fait que commencer : la suite de mon récit pour le concours est en cours d’écriture et je compte bien publier un e-book sur les aventures de Cécile, mon héroïne amoureuse très bientôt !

 

Bref, on dit qu’il faut se relever après être tombé, c’est ce que je fais, mais je ne suis pas tombée de très haut non plus. J’ai tenté ma chance et c’était justement le petit coup de pouce qui me permet aujourd’hui de me dire que ce que j’avais mis de côté pendant trop de temps est essentiel à mon épanouissement personnel : je vais persister, enchaîner les livres et peut-être qu’un jour je deviendrai la nouvelle Barbara Cartland !

A propos
Elvire Brugne Avec plus de 10 ans d'expérience dans le digital, je mets en place des stratégies sur les réseaux sociaux qui fonctionnent !
Laissez un commentaire !
  1. 1

    Tichia

    Il me tarde de lire ça ! Bravo bravo !!!

    Répondre
    1. 1

      Lvir

      Merci ! Très vite j’espère !

      Répondre
  2. 1

    Samuel

    Et pourquoi ne pas le publier toi même ce roman à l’eau de rose ( version kindle par exemple) ? On sait déjà qu’il est potentiellement mieux que 376 autres 🙂

    Répondre
    1. 1

      Lvir

      C’était exactement mon idée ! Il faut bien se lancer de toute manière 😉 Donc prochainement, j’espère annoncer la mise en ligne de cette nouvelle !

      Répondre

Laisser un commentaire