Interview Roni Bepari : comment la compétition positive mène aux réseaux sociaux communautaires

Interview Roni Bepari : comment la compétition positive mène aux réseaux sociaux communautaires
29 septembre 2012 No Comments Création d'entreprise Elvire Brugne

Toujours à la recherche du mystère qui entoure le fait que des femmes et hommes sautent le pas pour créer leur entreprise, j’ai interviewé Roni Bepari, qui a élevé le sens de la compétition positive au rang de philopsophie.

 

557581_10150824807415056_194389598_n.jpgBonjour Roni, peux-tu nous parler un peu de toi?

Je m’appelle Roni Bepari, j’ai 24 ans, je suis originaire du Bangladesh, et aujourd’hui je suis à la tête de la start-up MyLovelyCommunity.

 

Je crois savoir que tu as eu une adolescence très singulière, tu peux nous en parler?

En fait je suis Geek depuis l’âge de 10 ans… j’ai commencé avec les jeux vidéos traditionnels comme Zelda ou Mario et en parallèle mes parents m’ont appris à jouer aux échecs, ce qui m’a donné le goût de la compétition et de la stratégie tout en essayant toujours de comprendre mes défaites. Du coup, je suis un très bon perdant !

 

Et ce goût pour la compétition, tu as pu le canaliser comment?

Vers 15 ans, j’ai intégré l’Equipe de France de Warcraft 3, à 17 ans, j’en étais capitaine et à 18, son manager. Nous étions 12ème mondial quand j’ai eu 19 ans. Faire partie de cette aventure a développé mon envie de dépassement de soi, de compétition saine et positive pour apprendre à me surpasser.

 

Et au niveau de ta scolarité, ça se passait comment?

Ce n’était pas simple, parce qu’il paraissait difficile à l’époque de gagner sa vie en jouant aux jeux vidéos. Je vivais chez mes parents avec une éducation très stricte et ils ont voulu que je fasse médecine, ce qui ne me convenait pas du tout, mais j’ai fait ce qu’ils voulaient et ça a été un fiasco. Voyant cet échec, mes parents m’ont accordé de faire ce que je voulais. Je me suis donc inscrit à la fac, puis à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Au début, j’étais sceptique, je ne pensais pas que les cours de l’ESC allaient me plaire et je restais en retrait. Puis au fur et à mesure, j’ai trouvé que c’était vraiment génial et je me suis installé au premier rang.

 

C’est là que tu as développé ton réseau?

Exactement. Je suis devenu l’opposé du Geek Gamer que j’étais, je suis devenu quelqu’un de très sociable ! Pour la première fois, les gens venaient me voir pour me connaître, ce qui n’était pas le cas dans le passé. En plus, je lisais en parallèle des livres de développement personnel pour mieux me comprendre. Développer son réseau, c’est être au bon moment, au bon endroit, ce n’est pas une question de chance. D’ailleurs Pasteur disait que « la chance sourit aux esprits préparés », il faut la travailler.

 

Et c’est en travaillant le développement personnel que tu as eu envie de créer ton entreprise?

Cela m’a donné plus d’énergie. Je me suis alors acheté un cahier vierge et j’ai noté toutes les idées de projets qui me passaient par la tête. D’ailleurs en fin de 3ème année, j’ai eu de belles propositions de job, mais je ne voulais pas rester coincé dans une carrière dans la finance. Du coup j’ai choisi de travailler pour Billionaire Bay, une petite structure qui m’a permis de toucher à tout,  et donc d’avoir une vision globale des métiers de l’entreprise. J’y ai travaillé pendant 10 mois, jusqu’en janvier 2012, mais j’avais en amont commencé à travailler les soirs et les week-ends sur mon projet de réseau social communautaire.

 

Et c’est là que tu t’es lancé?

Oui, à partir de février 2012, j’ai fait quatre Start-Up Week-End, afin de rencontrer un maximum de gens toujours dans l’optique réseau et surtout pour confronter mes idées, leur présenter le projet et attendre leurs critiques afin de faire évoluer mes idées et prendre le meilleur. MyLovelyCommunity s’est concrétisé avec les développeurs quand on a attaqué le cahier des charges, puis le développement. On a eu une grosse phase de recrutement en suivant, puis de formation au niveau community management, SEO etc. Et on a également préparé un dossier pour intégrer l’incubateur de l’ESC.

 

Peux-tu nous dévoiler maintenant ce qu’est MyLovelyCommunity?

Le but de MyLovelyCommunity est d’apporter un réseau social pour tous : on a besoin de se retrouver avec des personnes qui nous ressemblent, qui partagent une même passion, ethnie ou religion. MyLovelyCommunity est une plateforme de réseaux sociaux créés autour de centres intérêts communs, car finalement, on parle le mieux de ce que l’on aime. Aujourd’hui, ce qui répond à la demande, ce sont les forums, sous une forme encore peu adaptée aux besoins de créer du lien, ou encore les blogs mais le dialogue est plus unilatéral. Facebook est un réseau trop large, ne répondant pas à la problématique de centre d’intérêts particuliers.

Aujourd’hui, nous avons intégré la pépinière de l’ESC, ce qui nous permet de nous former et de créer notre entreprise avec l’aide de professionnels bienveillants, ce qui est super rassurant. En novembre nous lançons la version béta fermée, et en parallèle, je bosse avec des coachs sur le business plan afin de lever des fonds pour pouvoir ouvrir les premiers réseaux sociaux communautaires en janvier 2013.

 

Pour finir, si c’était à refaire…

Je referai pareil ! Et j’ai déjà d’autres projets en tête. Dans la vie on a des rêves et je pense qu’il faut s’y accrocher et vouloir les réaliser.

 

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Longue vie à l’équipe de MyLovelyCommunity et à ses réseaux sociaux communautaires !

Merci Roni pour cette leçon de vie ! Je note que travailler son développement personnel, pratiquer la saine compétiition et toujours apprendre de ses échecs permet d’atteindre ses objectifs et en l’occurence à créer son entreprise. Bon, peut-e^tre que la prochaine interview nous apprendra autre chose !

A propos
Elvire Brugne Avec plus de 10 ans d'expérience dans le digital, je mets en place des stratégies sur les réseaux sociaux qui fonctionnent !

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