Un jour, une agence a pris un CM comme presta et…

Un jour, une agence a pris un CM comme presta et…
18 mars 2013 No Comments Réseaux sociaux Elvire Brugne

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(Ça, c’est DigitaleBlonde et la responsable du pôle média d’une webagency avant qu’elles se rendent compte qu’en vrai, elles étaient pas copines)

 

C’est donc aujourd’hui une nouvelle histoire (vraie, comme les précédentes d’ailleurs) de la vie d’un community manager. A ma droite, une community manager freelance chevronnée, que nous nommerons DigitaleBlonde. A ma gauche, une responsable du pôle media d’une webagency que nous baptiserons Scapine.

 

Un jour, Scapine contacte via LinkedIn DigitaleBlonde, parce que son agence a un besoin urgent de se positionner auprès de ses clients dans le social média. Sauf que Scapine n’y pipe rien, et du coup elle ne peut pas pousser le community management dans ses recommandations. Mais le chef de Scapine trouve que le CM, c’est l’avenir pour rapporter du fric facilement : vu que les clients non plus n’y comprennent rien, on peut marger grave, surtout si on n’embauche personne. L’idée, c’est donc de faire appel à un presta.

 

Scapine appelle donc DigitaleBlonde, qui a un petit creux d’activité à ce moment là. Elle accepte donc de faire parvenir deux-trois recommandations chiffrées à Scapine pour des appels d’offre en cours. DigitaleBlonde déploie donc toute l’étendue de son talent, prépare des belles slides, avec des beaux graphiques, explique  la stratégie à mettre en oeuvre dans chaque cas et renvoie le tout à Scapine.

 

Deux semaines passent, et pas de nouvelle. Scapine lui envoie de temps en temps quelques mails rassurant à moitié DigitaleBlonde en prétextant qu’elle n’a pas encore finalisé sa reco à un client, qu’une autre est partie mais n’a pas de nouvelle et que la troisième, elle préfère la présenter au client directement.

 

Une autre semaine passe, et DigitaleBlonde sent le coup fourré arriver. Elle a préparé de belles reco, n’a pas été payée pour cela, et décide d’appeler Scapine pour mettre les choses au clair. Mais maline la Scapine ! Elle endort une fois de plus DigitaleBlonde en lui demandant de lui ré-expliquer la stratégie pour le troisième client, parce que tu comprends, elle va présenter la reco demain et elle préfère ne pas dire n’importe quoi.

Alors la brave DigitaleBlonde passe une heure au téléphone avec Scapine à lui expliquer les enjeux du positionnement de son client sur Twitter, mais pas sur Facebook, pourquoi un blog, etc. De son côté, Scapine gratte scrupuleusement la substantifique moelle de ce cours particulier gratos.

 

Et depuis, DigitaleBlonde attend toujours.

 

Il y a des DigitaleBlondes qui sont vraiment très blondes.

Il y a des agences qui n’ont pas de scrupule.

Il y a des clients qui n’y verront que du feu.

A propos
Elvire Brugne Avec plus de 10 ans d'expérience dans le digital, je mets en place des stratégies sur les réseaux sociaux qui fonctionnent !

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